Dites au revoir à la section Emploi

Notez cet article

Eh oui, la section Emploi a disparu. Comment ça, vous ne l’avez pas remarqué ? C’est probablement parce que vous ne l’utilisiez pas.

Que s’est-il passé et pourquoi avons-nous décidé de nous en séparer ? Petite analyse.

Une bonne idée a priori

OpenClassrooms forme chaque jour plus de 100 000 personnes, des étudiants, des jeunes diplômés, des salariés en reconversion… quoi de plus logique après tout que de leur proposer ensuite de les guider dans leur recherche d’emploi ?

Nous avions eu la même démarche il y a plusieurs années avec le lancement de la section « Etudes » qui a connu un vrai succès, cela nous permettait d’être confiants dans ce qui nous paraissait être la suite logique.

Ni une ni deux, nous voilà partis en guerre la fleur au fusil pour mettre en relation les personnes fraîchement formées avec les recruteurs. Et depuis ?

Bah rien, justement.

Pourquoi ça n’a pas marché ?

Comme on peut s’en douter, il s’est révélé difficile de gérer au quotidien un site centré sur les cours avec une section d’offres d’emploi. Pourtant, nous avions bien réussi avec l’annuaire de la section « Etudes » qui n’avait pourtant rien à voir avec le métier de publier des cours en ligne. Alors, où était la différence ?

  • S’il existe des annuaires des écoles, ce secteur était pour commencer bien moins concurrentiel que celui des offres d’emploi. Il est déjà occupé par des géants comme Monster.fr, plutôt généralistes.
  • Nous nous étions appuyés sur les élèves à l’origine pour faire connaître l’annuaire auprès de leurs directions de la communication. Pour « Emploi », rien de comparable n’a été prévu. Seul un imposant effort commercial aurait pu faire décoller la section.
  • Le ciblage était globalement faible. Là où la section « Etudes » a rapidement regorgé d’écoles d’ingénieur en informatique bien ciblées, la section « Emploi » n’a, elle, pas offerts des jobs suffisamment différenciants, la majorité étant issue des diffusions en masse de SSII. Ce qui n’est pas si différent d’un Monster ou LesJeudis par exemple.
  • Avec du recul, le secteur nous apparaît scindé en deux sections distinctes et nous n’étions prêts à faire ni l’un ni l’autre :
    • Les gros job boards (comme Monster), qui diffusent des annonces à la pelle et peu qualititatives pour quelques centaines d’euros. Les SSII y sont largement représentées mais dans la pratique elles ne font pas spécialement rêver les jeunes diplômés.
    • Les chasseurs de tête, qui s’intéressent de plus près aux profils mais qui récupèrent 20 à 25% du salaire annuel (ils sont donc payés plusieurs milliers d’euros par profil recruté)
  • Et finalement, il s’est avéré que nous n’étions pas les seuls à y avoir cru puis à avoir rebroussé chemin. La plateforme de MOOCs edX s’y est cassée les dents : 868 candidats, 3 interviewés, 0 recrutés. La sauce n’a pas pris et edX a abandonné le projet de mettre en relation les candidats avec les recruteurs.

L’opération échoue finalement pour nous aussi. C’était justement l’objet de ce billet : en prendre acte, le reconnaître et aller de l’avant.

Nous avons largement de quoi faire en capitalisant sur ce qui fonctionne (le Premium), et nous allons bien entendu continuer à lancer régulièrement de nouvelles idées (en parlant de ça, les parcours de formation viennent tout juste de pointer le bout de leur nez sur le site !).

Commentaires( 4 )
  1. La geolocalisation pour limiter la vue des offres aux personnes résidant en France n’a pas du aider non plus. J’habite à l’étranger, mais rien ne m’empêche de vouloir revenir un jour par exemple. Et quid des étudiants en échange? Du coup je vais voir ailleuts en effet… Dommage pour un site qui se veut international!

    • Bonjour,

      je pense que les limites étaient plus structurelles comme l’expliquent Mathieu dans son billet. Nous nous recentrons donc sur la formation et je ne peux que te conseiller d’aller sur des sites dédiés à l’emploi comme RemixJobs par exemple ou AzertyJobs.

  2. Idem pour le blocage ip étrangère. Impossible de consulter quoi que ce soit.

    • Bonjour,
      Oui c’est pour ça que nous avons arrêté le projet. ça ne fonctionnait clairement pas, comme l’explique Mathieu.
      Bonne journée à toi.

Les commentaires sont fermés.