Parlons culture d’entreprise #7 : De l’importance d’un travail qui a du sens

Vous est-il déjà arrivé de vous lever le matin, en vous demandant ce que vous étiez en train de faire de votre vie ? Moi aussi. Au cours d’un sondage mondial dans 142 pays, il a été établi que 87% des travailleurs étaient soit “non engagés”, soit “activement désengagés” dans leur travail. Seuls 13% des personnes interrogées étaient “engagées” dans leur travail, ce qui signifie qu’elles étaient enthousiastes et dédiées à leur travail, tandis que “activement désengagés” signifie que les personnes concernées exposaient leur mécontement à leurs collègues, leurs amis et et leur famille. Mais pourquoi y a-t-il autant de gens mécontents de leur travail ? Des recherches suggèrent que le bonheur d’un individu est largement lié à la richesse de fond que lui procure son travail.

 

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Nous passons tous une grande partie de notre vie à l’intérieur de bureaux, à faire le même travail tous les jours. Aussi déprimant que cela puisse avoir l’air, nombreux sont ceux qui sont heureux de mener cette vie, car ils aiment le travail qu’ils font. Ceux qui n’en sont pas heureux sont susceptibles d’adopter des comportements tels qu’arriver en retard au travail, fixer l’horloge, se faire porter pâles ou simplement faire du mauvais travail.

Puisque les gens passent tellement de temps au travail, il est essentiel de comprendre comment leur travail contribue à la vision de l’entreprise ainsi qu’au bien commun. Avec l’arrivée dans le monde du travail de nouvelles générations, qui ont de plus en plus à coeur de faire une différence, les employés veulent trouver du sens à ce qu’ils font. L’accomplissement personnel et l’empreinte de l’entreprise ne font pas que séduire les employés, ils sont également importants pour donner à ces derniers le sens de la contribution, ce qui serait directement lié à leur engagement, leur santé et leur bonheur.

 

Quelles sont les implications d’un travail significatif ?

Le terme “travail significatif” peut sembler plutôt vague, ce qui est probablement lié au fait que la définition de significatif varie énormément selon les gens. Cependant, un article de Psychology Today regroupe les caractéristiques les plus fréquentes en trois composantes :

  • Le travail que nous faisons doit avoir du sens. Nous aimons savoir ce qui est attendu de nous, ainsi qu’être capable d’identifier les ressources personnelles ou de l’entreprise dont nous allons avoir besoin pour faire notre travail.
  • Le travail que nous faisons doit avoir un but. Nous voulons pouvoir voir en quoi le travail que nous effectuons s’intègre dans l’accomplissement du but de l’entreprise elle-même.
  • Le travail que vous faisons doit contribuer à un bien commun. Nous aimons pouvoir observer les conséquences de nos efforts sur les autres, de préférence de façon positive, bien évidemment.

Ces trois composantes sont toutes liées au fait que nous voulons voir des résultats. Nous le savons tous : c’est totalement nul de faire quelque chose sans savoir pourquoi on le fait. Mais dès lors que nous avons connaissances des implications de notre travail, nous pouvons éprouver le sentiment de faire quelque chose qui a du sens. Cela ne veut pas forcément dire que nous sauvons la planète, mais le simple fait de savoir que notre travail a un impact positif nous aide véritablement à en faire quelque chose de significatif.

 

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Pourquoi est-il important de faire un travail porteur de sens ?

C’est assez logique. Faire quelque chose que l’on aime en sachant que le reste du monde aime également les choses que l’on fait, cela rend le travail bien meilleur. Bien sûr, devenir riche comme Crésus au passage ne peut pas faire de mal, mais personnellement je préfère travailler pour une entreprise qui contribue effectivement d’une façon ou d’une autre à une cause commune, que de travailler pour une entreprise qui ne fait rien de significatif ou même qui cause du tort à la société.

Une étude menée par une entreprise de ressources humaines considère le travail significatif comme le “géant endormi” des études organisationnelles, affirmant qu’il a un impact plus fort sur l’engagement et la rétention que la qualité des superviseurs, collègues, et la quantité de divertissement. Le travail significatif a aussi montré une forte corrélation négative avec la fatigue (c’est-à-dire le burnout), la dépression et le stress.

Le problème est peut-être, en revanche, que de nombreuses personnes n’ont pas conscience de l’importance du fait d’avoir une notion de richesse interne dans leur travail avant de se heurter aux conséquences. Beaucoup de gens prennent des décisions de carrière tout simplement parce qu’il leur faut payer leurs études, ou que le voisin, qui est banquier, possède une très belle voiture. Tout particulièrement quand on est jeune, on n’est souvent pas capable de comprendre pleinement l’impact d’un travail significatif, et cela peut nous conduire à détester notre travail pendant une bonne partie de notre vie.

En bref, la recherche de sécurité et de stabilité financière apparaît souvent comme une priorité par rapport à la poursuite de nos passions et de nos rêves. Mais comment peut-on changer cela ?

 

Comment donner aux employés le sentiment d’avoir un véritable but ?

 

Purpose imageLorsque l’on doit exécuter des tâches fatigantes et vides de sens, que l’on se sent stressé ou que l’on a des difficultés relationnelles avec son entourage au travail, il est facile de perdre de vue le but de tout ce que l’on fait. Les managers devraient être capables de reconnaître de tels signes, et de s’interposer, rappelant aux gens en quoi ils contribuent à l’entreprise, afin de les garder sur le droit chemin.

D’après Patrick Lencioni, les managers devraient aider leurs employés à répondre à deux questions fondamentales : “Qui est-ce que j’aide ?” et “Comment est-ce que j’aide ?”.

En répondant à ces questions, les employés se remémorent les trois composantes clés que nous avons mentionné plus haut. Le fait de savoir clairement qui ils aident, des collègues ou des clients par exemple, leur permet de savoir que le travail a un but. En outre, il est important de leur montrer que ce qu’ils font, fait réellement une différence. Cela peut se faire en expliquant de quelle façon ils aident les autres par leurs efforts, et comment ils contribuent au bien commun.

Ces choses simples sont souvent négligées, et je pense qu’en utilisant ces connaissances, une entreprise peut véritablement se distinguer comme un endroit où il est génial de travailler.

La quête de sens du travail chez OpenClassrooms

Pour certaines entreprises, il est manifestement plus facile que de créer une notion de valeur utile du travail que pour d’autres. Un employé d’un centre de soins pour bébés phoques aura par exemple plus de facilité à ressentir la valeur de son travail que quelqu’un qui travaille dans une centrale nucléaire. Mais certaines entreprises font de gros efforts pour expliciter le sens, le but et la contribution de leur organisation.

Une façon de faire cela est de créer une phrase claire décrivant la mission.Chez OpenClassrooms, la mission est la suivante : Education made Accessible  (l’éducation rendue accessible). En plus d’énoncer le but de l’entreprise, cette phrase permet de renforcer la richesse de fond d’OpenClassrooms, en fondant son existence toute entière sur l’aide des autres.

Je constate que c’est l’une des raisons pour lesquelles les gens aiment autant travailler chez OpenClassrooms. Ils ont véritablement envie d’aider les autres, et c’est magnifique de voir la réaction des employés à chaque fois qu’on annonce en quoi OpenClassrooms a encore fait une différence pour des gens.

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Cela joue en fait un double rôle : tout d’abord, les employés aiment leur travail car ils contribuent à améliorer le concept d’éducation ; ensuite, ils aident d’autres personnes à trouver un travail qu’ils aiment. Alors que le fort taux de chômage en France revient fréquemment dans l’actualité, je pense que c’est cette idée d’avoir un impact social positif qui compte pour beaucoup dans la culture d’entreprise d’OpenClassrooms. Cela intéresse véritablement les gens, et l’importance d’un travail porteur de sens ne doit pas être sous-estimée, car elle est peut-être la clé du bonheur, à la fois au sein et hors du bureau.

 

Intéressé(e)s par la découverte du fonctionnement d’OpenClassrooms ? N’hésitez pas à suivre ce blog, à partager ou à commenter sur cet article. Le prochain sera la semaine prochaine !

 

Commentaires( 2 )

  1. Le travail eloigne de nous trois grand maux : le vice , l’ennui et le besoin !
    Voltaire

  2. Salut Erik,

    avec cet article, tu touches du doigts un des grands problèmes de la société française actuelle avec le déplacement de la chaîne de valeur entre les générations. Nos grands parents voyaient le travail comme l’accomplissement, nos parents cherche l’équilibre boulot / travail quitte à se faire royalement chier dans leurs boulots, et beaucoup de gens de la génération Y qui n’ont plus les mêmes facilités que leurs parents pour avoir un travail, et avoir un travail bien rémunéré de surcroît, sont en quête de sens.
    Le système sur lequel nos parents ont vécus s’effondre, le niveau de vie qu’ils ont pu obtenir nous sera beaucoup plus difficilement accessible.
    La quête de sens est à mon avis ce qui nous caractérise le plus. Nous ne souhaitons/pouvons pas vivre comme l’on fait nos parents.

    En parallèle, les mêmes schémas éducationnels d’il y a 30 ans sont reproduits. Il faut suivre le parcours « parfait » quitte à foncer dans le mur parce que c’est la « voie royale ».

    Ex: Tu prends Allemand LV2 au collège car les meilleures classes sont celles d’allemand.
    Tu ne suis pas de cursus spécialisé, c’est pour les imbéciles
    Tu vas en S spé math ou physique, ou à la limite en ES spé math. Ne pense même pas à aller en L, ca ne mène nul part.
    Fait une prépa, la Fac c’est pour les nazes
    Va dans la meilleur école que tu as obtenu après tes concours, quitte à aller dans une école dont l’ambiance ne te convient pas.
    Fait un MSc en Finance ou en Droit parce que c’est les mieux.

    Je t’ai fais en résumé un parcours sans faute classique (le mien) dans les meilleurs établissements de Paris, mais qui pourtant ne mène pas au bonheur, car dénué de sens.

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