Quel télétravailleur êtes-vous ?

Nos collègues sont tous uniques. En télétravail, il y a celui qui passe sa journée en chemise en haut, en pyjama en bas, celui qui n’arrive jamais à allumer sa caméra ou celui qui choisit de ne jamais la mettre, celui qui appelle ses collègues toute la journée ou celui qu’on n’arrive jamais à joindre. Celui qui. Et vous, qui êtes-vous ?

 

Celui qui est une machine 

La machine du multi-tasking, c’est cette collègue qui peut faire mille choses à la fois sans se perdre (ou presque) en chemin : répondre à ses mails du matin au soir, cold-caller des dizaines de prospects pendant qu’elle nettoie sa cuisine, double-checker le travail de ses collaborateurs, participer à une réunion et faire sa lessive, bosser sur deux, trois, quatre autres projets en même temps. S’il y en a une qui peut le faire, c’est elle. Appelons-la Monica. 

Équipée de son casque-micro dernier cri et de son fauteuil ergonomique, Monica est aussi complètement accro aux outils de gestion de projet. Elle peut passer des heures à configurer ses tableaux Trello, son calendrier Asana et son Notion, et ne manque jamais une occasion d’expliquer à collègues comment et pourquoi se servir du label jaune et du label rouge sur ce tableau, de l’étiquette « priorité » sur celui-ci, etc. 

Super organisée, Monica est d’un caractère plutôt (ou même carrément) stressé : c’est une travailleuse acharnée, super impliquée dans le projet de l’entreprise, très exigeante envers elle-même et envers les autres. Avec tout ça, elle peut facilement oublier de souffler. Il faut dire que son emploi du temps est réglé à la minute près : des pauses de 10 minutes avant une réunion pour préparer l’ordre du jour, 10 minutes après pour écrire son compte-rendu, des pauses-déjeuner de 45 minutes chrono chaque jour, des blocs de travail « focus » chaque matin de 10h à 12h et l’après-midi de 15h à 17h et des sessions « Slack et emails » de 8h à 9h et de 17h à 18h. Carré. 

Leader naturelle, elle a le souci du détail et aime que les choses soient faites à sa manière. Pour y arriver, elle collabore étroitement avec ses équipes. Parfois un peu trop étroitement, ce qui peut se transformer en tempête de messages spams sur Slack quand elle est trop stressée par un projet. Mais sous cette couche d’exigence et de stress, il y a un manager bienveillant et très à l’écoute de ses équipes dans le but de les faire progresser rapidement. 

 

Celui qui est un fantôme

Dans chaque entreprise il y a, en télétravail, un absentéiste chronique qui va, vient, se fond dans la masse, est toujours hors-ligne sur Slack, se connecte au meeting sans mettre sa caméra, et se déconnecte sans avoir envoyé un seul message ou posé une seule question. Ou bien ne se déconnecte pas alors que la réunion est terminée, mauvais signe. On ne sait jamais vraiment ce qu’il fait, on en oublierait même qu’il est là et sur quoi il travaille. Chandler, enchanté. 

En matière de télétravail, c’est un personnage unique en son genre. Chandler est un véritable créatif mais il a parfois du mal à se concentrer sur ses tâches et peut être facilement distrait par d’autres choses. Il peut passer des heures à regarder des vidéos sur Youtube, à jouer à FIFA ou à passer des appels perso pendant les heures de travail, quand il n’est pas tout simplement en train de jouer au babyfoot chez son voisin. 

Avec tout ça, on peut se demander s’il travaille. Mais oui, on vous rassure, il travaille. Bien inspiré (et sans doute régulièrement rappelé à l’ordre par ses managers), Chandler se montre très efficace et atteint ses objectifs. Il préfère travailler seul sur des projets qui exigent de la créativité et, même s’il ne respecte pas toujours les délais, sait les mener à bien. 

Si son retard systématique aux conf-calls a tendance à exaspérer certaines personnes, il se rattrape auprès d’eux avec son sens de l’humour qui met rapidement à l’aise n’importe quel collègue et détend l’atmosphère dans n’importe quelle situation de stress. Une blague hilarante en réunion et on oublie qu’il est arrivé avec 12 minutes de retard. Il maîtrise aussi parfaitement les codes de Slack, son terrain de jeu préféré. Un meme par-ci, un GIF par là, un nouvel emoji… Son grand atout, c’est véritablement son côté sociable.

 

Celui qui télétravaille en pyjama

On l’a tous déjà fait non ? Pas eu le temps de passer à la douche ce matin et d’enfiler un jean avant la première réunion ou juste pas envie de quitter ce super bas de pyjama en coton à l’extérieur et polaire à l’intérieur pour un confort optimal. On le comprend nous ce collègue qui a décidé de dire définitivement au revoir au pantalon (le vrai) pour n’adopter que le jogging ou le pyj’. Il passe sa journée affalé dans son énorme fauteuil, dans son bas de pyjama préféré, un thermos de café à distance de lever de coude, l’ordinateur posé directement sur les genoux, la télé toujours allumée. Voici Joey. 

Vous vous dites que dans ces conditions de travail il ne doit pas faire grand chose Joey, non ? Sous ses allures de paresseux, il sait pourtant trouver de la motivation et apprécie le travail d’équipe qu’il trouve plus stimulant. Bon, il n’est pas toujours très organisé, ne tient pas vraiment son agenda à jour et zappe parfois de venir en réunion… Mais, bien cadré, il est aussi super créatif et toujours de bonne volonté pour faire avancer les projets et travailler main dans la main avec ses collègues.

Surtout, Joey entretient l’esprit d’équipe dans l’entreprise malgré le télétravail. Parce qu’il est persistant et qu’il croit dur comme fer en la réussite de l’entreprise et de sa mission, il est un pilier pour les autres salariés. Même en période de crise ou de difficultés économiques, il sait trouver les mots pour inspirer, remotiver, rassembler les troupes et incarner les valeurs et la culture de l’entreprise. Avec ses talents d’orateur, Joey est d’ailleurs l’animateur parfait des grandes réunions Zoom et trouve toujours de nouvelles façons d’introduire les meetings rituels de l’entreprise (même si, très souvent, cela implique l’apparition d’un canard ou d’un poulet à la caméra). 

 

Celui qui anime les pauses café 

Elle pourrait être élue à l’unanimité Chief Happiness Officer de l’entreprise. Phoebe, c’est la collègue tout le temps joyeuse qui adore discuter avec ses collègues en ligne ou au téléphone et organiser des team buildings connectés. Extravertie, elle est super à l’aise dans les interactions sociales et très à l’écoute de ses collègues, ce qui en fait un membre de l’équipe apprécié de tous. 

Les pauses cafés virtuelles, c’est elle. Le book club sur Zoom une fois par mois, c’est elle. Les sessions Yoga en ligne du mercredi midi, c’est elle. Les recos cinéma de la semaine sur Slack, encore elle. Toujours assise sur son ballon de gym quand elle travaille, Phoebe est un élément clé de l’entreprise. Elle prend la température des équipes, veille à ce que chaque personne se sente bien intégrée, même à distance, et s’assure que tout le monde ait bien le moral. Très, peut-être un peu trop, bavarde, elle multiplie les appels et les réunions Zoom pour discuter avec ses collègues et, quand même, travailler sur des projets. 

Son enthousiasme peut parfois la rendre un peu distraite ou désorganisée, c’est vrai. En réunion, il faut aussi, de temps en temps, la rappeler à l’ordre pour ne pas prendre de retard quand elle commence à raconter l’une de ses nombreuses expériences de vie ou ce qu’elle a fait le week-end dernier avec sa bande d’amis. Mais Phoebe est véritablement appréciée de tous pour sa jovialité et sa bienveillance

Parce qu’elle sait que travailler à distance peut être isolant, elle veut s’assurer que tout le monde reste connecté et engagé. Bien sûr, certains peuvent parfois trouver ses initiatives un peu envahissantes, mais dans l’ensemble, ses collègues sont tous heureux de pouvoir compter sur elle, d’écouter ses folles histoires (et de pouvoir participer gratuitement à un cours de yoga chaque semaine). 

 

Celui qui glande (avec ruse)

Peut-on être un peu flemmard et très productif à la fois ? Oui, demandez des conseils à Ross, ce collègue au grand potentiel mais qui manque de motivation et préfère passer du temps à automatiser un maximum son travail pour se concentrer sur ses activités persos. Certains diront de lui que c’est un génie, d’autres un arnaqueur. Choisissez votre camp. 

Ross, c’est un peu le roi de la procrastination au boulot. Il se distrait très facilement et a toujours mieux à faire que de se concentrer sur un projet. Pourtant, il sait faire preuve de professionnalisme et être très méticuleux dans son travail. Seulement, il a tendance à fournir des efforts sur des tâches insignifiantes. Il peut, par exemple, passer des heures à choisir son bureau modulable pour travailler debout, son siège de gamer, sa caméra, son double écran, son casque, son clavier etc. pour être sûr d’obtenir les produits au meilleur rapport qualité-prix, tableau excel à l’appui. Ou prendre deux jours de travail pour automatiser, avec succès, une tâche qui lui prenait auparavant 10 minutes par jour. Ou encore prendre presque une semaine de travail pour préparer un Powerpoint sur un projet qu’il n’a pas encore terminé. Bon, il n’a pas trop le sens des priorités, vous l’aurez compris. 

Mais avec ses 37 automatisations Zappier, c’est vrai que Ross est plus efficace que certains de ses collègues qui perdent du temps sur des tâches répétitives. Son travail est fait, c’est aussi simple que ça, et il peut profiter de plus de temps libre pour se concentrer sur ses passions (qu’il aime bien partager sur la messagerie de l’entreprise #passionpaléo #teamunagi). Ingénieux : il maximise son temps et sa productivité en mettant au point la meilleure méthode pour travailler efficacement. Mais sympa aussi : Ross fait preuve de pédagogie et d’esprit d’entraide en partageant ses méthodes de travail avec ses collègues lors de longs (parfois très très très longs) ateliers Zoom à base de tutos et de questionnaires. 

 

Celui qui panique avec la technologie

Le meeting commence, tous les invités se connectent peu à peu. Bonjour ! Salut tout le monde !  Vous m’entendez ? Oui Rachel, on t’entend. Ah non, plus maintenant. Ah c’est revenu. Rachel, tu es là ? On te voit mais on t’entend pas. Rachel ? Elle a freezé. Rachel a quitté la réunion.

Peut-être qu’elle n’a pas toujours de chance mais Rachel a surtout un peu de mal avec la technologie. Pour elle, l’informatique, c’est comme la cuisine moléculaire : c’est intéressant, mais très compliqué à comprendre. Elle a déjà appelé le support technique pour demander comment faire un copier-coller et harcèle souvent ses amis pour qu’ils viennent l’aider quand elle a peur de cliquer sur des boutons qu’elle ne comprend pas. Un peu débordée par tout ça, elle aime revenir aux basiques : en réunion (quand elle arrive à se connecter), elle prend des notes à la main, et elle tient toujours un calendrier papier. Simple et efficace.

Malgré ses appréhensions, Rachel fait preuve de bonne volonté et essaie vraiment de s’adapter pour prendre en main tous les outils technologiques mis en place par l’entreprise. Sa maladresse numérique ne l’empêche d’ailleurs pas de livrer un travail absolument impeccable : très impliquée et très rigoureuse, elle gère parfaitement son emploi du temps et mène ses missions en parfaite autonomie, ce qui en fait une salariée très appréciée par la direction, assurée qu’elle peut compter sur elle. Manager très proche de ses équipes, elle les accompagne avec bienveillance au jour le jour, répondant rapidement à leurs demandes, faisant des points réguliers sur leurs projets et n’hésitant jamais à les appeler ou à organiser des meeting improvisés pour les aider et les conseiller.

On lui pardonne donc facilement ses boulettes sur Trello, ses fichiers effacés sur le Drive ou ses mails envoyés à toute l’entreprise par erreur. Après tout, ça arrive à tout le monde. 

 

À chacun son style, à chacun ses habitudes. Il y a autant de télétravailleurs qu’il y a d’individus (ou de personnages d’une certaine sitcom à succès). Peut-être que vous êtes plus productifs en pyjama comme Joey. Aucun problème tant que vous n’oubliez pas d’enfiler une chemise pour le prochain rendez-vous client. Ou peut-être que vous avez besoin de garder le contact avec vos collègues en multipliant les calls comme Phoebe. Vous avez raison : la cohésion c’est important. Le plus important, c’est de trouver la méthode qui fonctionne le mieux pour vous, pour vous épanouir en télétravail. Se réunir avec ses collègues dans un espace de co-working près d’un parc avec un bon café, c’est sympa aussi. 

 

 

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