La vie trépidante de M. Argent (1/ Point de vue de l’entreprise)

S’il y a une question qui revenait souvent dans vos commentaires, c’est bien « Comment vous faites pour vous payer ? Gagnez-vous vraiment de l’argent ? Je ne comprends pas comment on peut vivre d’un site« .

Billets

La question est simple et légitime. Malheureusement, y répondre ne sera vraiment pas simple. Les choses sont bien plus compliquées que cela : il y a plusieurs façons de se payer quand on est gérant de boîte comme nous, et toutes ont leurs avantages et leurs défauts. Finalement, on est loin de la situation « simple » du salarié qui reçoit sa fiche de paie et un virement tous les mois, le tout sans surprise (puisque le montant a été négocié dans le contrat de travail). Pour nous, il n’y a rien de tout cela et la situation est beaucoup plus volatile qu’il n’y paraît.

Avant toute chose, il me semble indispensable de définir les notions de chiffre d’affaires et de charges proprement afin que je sois sûr que nous nous comprenons bien. En clair, il faut que vous voyiez les choses du point de vue de l’entreprise avant de les voir du point de vue « combien vous touchez tous les mois ».

Le chiffre d’affaires et les charges de l’entreprise

C’est un peu le B.A.-BA, mais puisque le but de ce blog est aussi de vulgariser certaines notions qui ne sont pas connues de tout le monde, allons-y. :o)

Pour dire les choses simplement, une entreprise est censée gagner et perdre de l’argent régulièrement. Ce sont des flux qui vont et viennent depuis le compte bancaire de la boîte. La situation est comparable à votre relevé de compte : vous avez une colonne crédit (pour l’argent que vous gagnez) et une colonne débit (pour l’argent que vous perdez).

Dans le vocabulaire de l’entreprise, il y a des mots pour ça :

  • Chiffre d’affaires : c’est la quantité totale d’argent reçu par l’entreprise, qui vient de ses clients. En général, on calcule le chiffre d’affaires annuellement au moins, mais rien ne nous empêche de le faire tous les semestres voire tous les trimestres ou tous les mois. Il est néanmoins préférable de le calculer sur une longue période de temps pour avoir une bonne moyenne, car certains mois peuvent être très creux et d’autres bien meilleurs.
  • Charges : c’est la quantité totale d’argent dépensé par l’entreprise, pour payer ses prestataires mais aussi ses employés. Toute boîte a des charges et là encore, on peut les calculer annuellement, semestriellement, etc.

Bénéfices ou pertes ?

On peut le deviner aisément : le chiffre d’affaires fait un « + » sur le compte en banque tandis que les charges font un « « .

Faisons la différence entre les deux : chiffre d’affaires – charges. Si vous avez bien suivi (et honnêtement ce n’est pas trop dur pour le moment :D), le résultat de cette opération vous indique combien d’argent il vous reste à la fin ou combien vous en devez. Les choses étant parfois bien faites, ce nombre est appelé résultat. Il est calculé chaque année.

  • Si le résultat est positif : l’entreprise a gagné de l’argent. Elle est bénéficiaire.
  • Si le résultat est négatif : l’entreprise a perdu de l’argent. Elle est déficitaire.
  • Cas particulier, si le résultat est nul : l’entreprise n’a ni gagné ni perdu de l’argent. On dit qu’elle est à l’équilibre.

Toutes les entreprises ne sont pas bénéficiaires, loin de là. Bien sûr, l’objectif ultime de toute entreprise est d’arriver à ce stade bénéficiaire et, si possible, de faire beaucoup de bénéfices. C’est dans la nature humaine que de se fixer des objectifs toujours plus ambitieux. Quand vous avez obtenu quelque chose, vous êtes content un moment, puis vous vous mettez en tête un nouvel objectif, plus difficile à atteindre. C’est comme cela que l’on avance. On ne se dit pas un jour « Ah ça y est, j’ai tout ce que je voulais, bon je reste comme ça, je ne bouge pas ». On a quoiqu’on en dise toujours un nouvel objectif (qui n’est pas forcément financier, notez bien).

Investir et risquer son argent

Mais je m’égare. Avant d’arriver au stade bénéficiaire, il est courant qu’une entreprise passe par le stade déficitaire. En règle générale, on met du temps à démarrer et à réaliser du chiffre d’affaires tout en réduisant les charges.

Prenons un exemple que vous connaissez peut-être : le journal Métro. C’est un journal gratuit (comme le « 20 minutes ») diffusé dans le métro. Que pensez-vous de cette boîte ? Le journal est gratuit mais blindé de publicités, « ils doivent se faire beaucoup d’argent ». C’est faux. Cela fait des années que Métro existe (depuis 2002) et il a commencé par perdre de l’argent chaque année. Depuis 2005, Métro a atteint l’équilibre. Mais pour y parvenir, son principal propriétaire, TF1, y a cru et a dû investir.

Roulette

C’est pour cela qu’il y a des investisseurs : des gens qui ont de l’argent et qui acceptent de vous en donner. Ils ne vous le prêtent pas, ils vous le donnent. Ce n’est pas comme un emprunt à une banque : on n’a rien à rembourser. L’investisseur prend un vrai risque : si la boîte dans laquelle il a investi (donné de l’argent) réussit, tant mieux pour lui : il gagnera plus d’argent qu’il n’en avait misé au départ. Si elle coule, il a tout perdu et il ne peut absolument rien réclamer. C’est un peu comme jouer son argent au loto, à la différence près que l’on ne compte pas sur le hasard mais sur sa confiance envers l’entreprise dans le fait qu’elle va réussir.

Des gens qui investissent, il y en a tous les jours. Ce ne sont pas forcément des gros requins de la finance (mais il y en a). C’est aussi vous, vos parents, vos connaissances qui investissent leur argent. Quand on ne s’y connaît pas trop, on laisse en général sa banque gérer notre argent (pour peu qu’on ait ouvert un compte titre, car l’argent sur un compte chèque y reste). La banque investit votre argent dans des entreprises, parfois grosses, parfois plus petites, en essayant de miser sur les « bonnes » qui vont réussir. Si ça marche, vous gagnez, si ça rate, vous perdez.

Le cas de Simple IT

L’investissement de départ d’une entreprise réside dans son capital. Comme vous l’avez lu récemment, Simple IT a un capital de 2 000 €. Disons les choses sèchement d’un point de vue financier : c’est complètement ridicule comme investissement. Mais comme je tiens à le répéter, chaque entreprise est un cas un peu particulier et on doit s’y intéresser de près pour comprendre ses choix. Il est royalement vain de comparer – par exemple – Simple IT et Google (quoique certains n’ont pas hésité à le faire, merci, c’est flatteur, mais Google et nous on ne vit pas du tout dans le même monde :D ). Dans notre cas, nous avions déjà le Site du Zéro dès le début de l’entreprise et nous le considérons comme un produit à valeur ajoutée pour la boîte. Mais nous n’avons pas demandé à un investisseur de nous aider en nous donnant – par exemple – quelque chose comme 50 000 ou 100 000 euros. Au contraire, de grosses entreprises telle que Google ont dès le départ levé des fonds et recueilli des millions de dollars de la part d’investisseurs pour démarrer. Comme vous le voyez, c’est plus qu’un fossé qui sépare les « grosses boîtes dont vous entendez parler » et les « petites boîtes anonymes comme la nôtre ».

Quoiqu’il en soit, il faut savoir qu’il n’est jamais trop tard pour rechercher un investisseur même après la création. Nous ne l’avons pas fait car pour le moment nous ne pourrions pas utiliser cet argent, mais rien ne nous empêche de le faire à l’avenir si vraiment le besoin s’en fait sentir pour une raison ou une autre. Le défaut (mais qui est normal en fait), c’est que l’investisseur prend des parts dans l’entreprise et donc qu’on perd un peu en indépendance. Ce n’est jamais trop grave tant que l’on conserve plus de 50% des parts : on a toujours le dernier mot pour prendre des décisions.

Vous vous demandez certainement où nous nous situons. Nous pouvons vous répondre dans les grandes lignes, sans donner un chiffre précis car ce serait trop exposer le coeur de la boîte à ses partenaires et concurrents. Alors la bonne nouvelle, c’est que dès sa première année d’exploitation, Simple IT a été bénéficiaire. De peu. En fait, on devrait plutôt considérer à ce stade qu’on est à l’équilibre. C’est donc déjà très encourageant, sans être non plus immédiatement la panacée (s’il n’y a pas de challenge, ce n’est pas rigolo ;o).

La suite au prochain épisode

Je vous ai présenté ici les grandes lignes de ce qu’il faut savoir vis à vis de l’argent du point de vue de l’entreprise. Dans un prochain billet, nous nous intéresserons aux questions d’argent du point de vue du gérant (nous). Vous verrez que les deux sont intimement liés, qu’ils poursuivent en quelque sorte le même but mais avec un angle de vision des choses très différent. Vous verrez aussi qu’il faut savoir sacrifier son propre point de vue au profit de celui de l’entreprise. Plus facile à dire qu’à faire, et pourtant nécessaire si on ne veut pas foncer droit dans un mur.

36 Comment
  1. Très intéressant, comme d’habitude.

    Par contre, j’aurais une ou deux petites questions…

    A la fin, tu as dit que donner un chiffre précis serait trop s’exposer par rapport aux concurrents et partenaires.
    C’est-à-dire ? Qu’avez-vous à craindre en donnant votre chiffre d’affaires ?
    Par ailleurs, les comptes d’une SARL ne sont-ils pas censés être consultables par tout le monde ? (là, je me plante sans doute carrément, c’est juste ce que j’avais une fois entendu dire…)

    Autre chose, tu dis que Simple IT a été bénéficiaire dès la première année : vos « salaires » compris ? (je demande, vu qu’en gros, c’est LA question qui intéresse le plus du monde ^^ ).

    En tout cas, c’est clair, on retrouve les même qualités pédagogiques que sur le SdZ, c’est tout bonnement impressionnant comme certains ont un don pour ça, et d’autres pas (je pense notamment au prof moyen =° ).

    Vivement le prochain billet !

  2. Très instructif! :)
    Je dois avouer que je suis bien tombé quand j’ai lu ces lignes. Cela nous donne vraiment une idée de la vie d’une entreprise!^^.
    (Ah, au fait, je crois que c’est moi qui est posté le premier com’ ici. Youpi!!! xD )

  3. Je suis impressionné par le rythme des billets sur ce blog !!
    Je ne sais pas si ça va durer indéfiniment, mais je dois dire que, compte tenu de ce que vous semblez avoir à faire, c’est assez inattendu (mais c’est toujours un plaisir de vous lire ;) ).

  4. Non, donner notre chiffre d’affaires n’est pas dans l’absolu un problème car on peut effectivement le connaître pour peu que l’on sache se renseigner. Le problème, c’est que seul il ne veut rien dire. Je ne veux pas le balancer comme ça sans expliquer comment sont les choses pour NOUS, sinon les gens vont se faire de fausses idées.

    Par contre, tout le détail des finances d’une entreprise n’est pas public. Heureusement. Sinon, si vous allez négocier auprès d’un client, il sait immédiatement quelles sont vos forces et vos faiblesses et peut appuyer où ça fait mal.

    Je serai plus verbeux vis à vis des chiffres dans le prochain billet. Sans vouloir teaser, non nous ne sommes pas payés comme le sont normalement les gens de notre niveau d’études. Mais le mot salaire lui-même aurait besoin d’être défini. J’en reparlerai mieux dans le prochain billet, là je voulais définir certaines choses importantes.

  5. Salut,
    J’ai une petite question par rapport au capital. Quand on voit sur des sites comme prizee par exemple écrit « capital de 1 000 000€ » cela veut dire que des investisseurs on investit ^^ pour un 1 million d’euros ? Car je me rappelle à l’époque sur ce site il était écrit « capital de 36 000€ » donc entre temps cela veut dire que d’autres personnes ont investies dans le projet ?

  6. C’est bien de remettre les informations de bases, certains (même la plupart des gens) mélangent certaines choses essentielles dans le jargon de l’entreprise (CA et bénefs par exemple).

    Juste une chose: de quand à quand avez vous fait les comptes de votre premier CA?

  7. Impatient de lire le prochain billet.

    Quel bel aventure et féliciation de vulgariser « le monde de l’entreprise ». Les ados ont trop tendances à voir entreprise = multinationale = fric fric fric. Alors que la réalité de toutes les TPE et PME est bien différente !

  8. Et aussi comme le dit Cyprien_, vous devriez vraiment réfléchir à faire des cours (ou livre) sur « la création d’entreprise » car vous avez un vraiment un don pour expliquer facilement des choses complexes.
    De nombreux (futurs) entrepreneurs seraient heureux d’y voir enfin plus clair dans la création d’entreprise.

  9. « J’ai une petite question par rapport au capital. Quand on voit sur des sites comme prizee par exemple écrit « capital de 1 000 000€ » cela veut dire que des investisseurs on investit ^^ pour un 1 million d’euros ? Car je me rappelle à l’époque sur ce site il était écrit « capital de 36 000€ » donc entre temps cela veut dire que d’autres personnes ont investies dans le projet ? »

    Oui, c’est exactement ca. A l’epoque, un capital de 36000 euros avait ete apporte par par exemple 10 personnes (donc 10 actionnaires). Depuis, de nouveaux actionnaires ont investi ou les actuels ont augmente le capital de depart. Vu la difference entre les deux sommes, il est probable que ce soit de nouveaux investisseurs, mais l’un des actionnaires de depart a aussi tres bien pu apporter de l’argent supplementaire.

  10. Très instructif. Vraiment !

    Au passage, je comprend mieux d’où viennent les fonds. Donc, pour débuter une entreprise à juste à trouver un investisseur (ce qui je l’avoue ne doit pas être si simple de convaincre).
    Sachant que je suis une vraie buse en économie (c’est pas faute d’avoir pourtant été à la plupart des cours) mais que j’ai une bonne logique (accompagnée de bonnes explications): le billet suivant parlera de votre salaire qui n’est pas en monnaie sonnante et trébuchante mais bel et bien en part de l’entreprise.
    L’argent réel ne s’obtient que si le résultat est positif, auquel cas je me souviens que dans ce cas un dirigeant peut fixer son salaire (sans en prendre trop ce qui pourrait couler la boite et être une violation de la loi le cas échéant).
    Par contre la question c’est que imaginons qu’une entreprise devienne riche et donc son patron aussi. Que le capital soit à 100€ pour le patron et 75€ pour deux personnes. Normalement les deux personnes peuvent être majoritaire mais si le patron fait une augmentation de capital pour y ajouter 1000€ (et rendre les deux autres voie inutiles). Pour conserver leurs voies, les deux autres doivent suivre… Donc ma question, c’est comment s’effectue le contrôle du capital (qui décide de son changement)?

    Quelle qualité d’articles ! C’est une vraie mine d’information d’une limpidité rare !

  11. Ouais… Un long texte pour dire pas grand chose. C’est bien d’écrire mais je pense qu’il faut être beaucoup plus concis (c’est mon point de vue).

    Concernant la boite : Pour ma part, je pense que la boite va faire 2-3 ans, et puis vous aller en avoir marre de ce site, et vous voudrez du changement, ce qui est totalement normal. Ce qui est bien, c’est que vous aurez tenté l’expérience. Malheureusement, deux points noirs se profils à l’horizon.

    – Le site du zéro ne peux pas concilier, dans ses tutoriels, technicité et pédagogie. La solution serait de couper le site en deux : Une partie plus pro, et une autre plus jeune.

    – Le fait d’être avec un associé pose le problème des décisions. Même si cela ne signifie rien pour le moment (et tant mieux), ce problème va apparaître dès lors que vous voudrez grandir. Cela peut se passer très bien, ou très mal. Mais vous n’en êtes pas encore là.

    Bref.

  12. Ahh ! J’l’attendais celui-là ^_^

    Déjà… Félicitations : Il est clair que vous avez un don incroyable pour expliquer et rendre les choses plus faciles ! Un vrai régal de vous lire…

    Du haut de mes 18 ans, et dans un pays comme le mien, je n’ai jamais pensé à crée ma propre entreprise (je suis le genre à ne pas trop prendre de risques XD) mais je dois dire que vos billets m’ont appris énormément de choses sur la vie d’une Entreprise : Les investissements, les charges, etc… C’est déjà plus clair dans ma tête. Ceci dit, il reste bien évidemment le « comment » de la chose… J’ai beau me triturer les méninges, je ne comprend pas comment un produit (même aussi génial que le Site du Zéro ;)) peut arriver à faire rentrer de l’argent. N’y a-t-il vraiment que les pubs alors ? ^^

    Bref, mon commentaire s’arrête ici en vous souhaitant, bien évidemment une bonne continuation. J’attends avec impatience le prochain billet ^_^

  13. +1 avec Alice

    ça m’étonnerai que votre activité se limite au site du zéro dans les années à venir.
    Vivre d’un site dépend de son potentiel commerciale, celui du site du zéro n’est pas énorme.

  14. Vraiment très instructif.

    Cependant, je me demande un peu si votre cas est pas complètement différent d’autres entreprises. Je m’explique.
    Certaines entreprises on commencées avec rien. Les gérants se sont dits : « J’ai l’ambition de faire tel produit » et se sont lancés dans la création d’une entreprise.
    Or vous, vous aviez déjà le Site du Zéro. Il était codé, il y avait déjà « tout ce qu’il fallait ». Vous avez, comme vous l’avez précisé, créé la boite en autre pour pouvoir vous occuper du SdZ à plein temps et aussi pour être rémunéré. Mais dans le fond, si vous aviez continué sur votre lancé sans Simple IT (je dis bien dans le fond), ça n’aurait rien changé à part que vous auriez dû travailler en dehors du sdz pour avoir de l’argent.

    Alors ce que je me demande c’est : n’est-ce pas pour cela que vous n’avez pas perdu d’argent la première année ni les années suivantes ? N’est-ce pas pour le fait que vous aviez déjà votre produit ?

  15. J’ai presque appris plus sur un billet que je n’ai appris pendant mes anciens cours d’éco ^^

    Cela fait maintenant des années que je suis de près le développement du site et je suis étonné de voir tout ce dont vous avez du affronter et avec quelle énergie vous l’avez fait. Enfin tout ça pour vous dire merci de nous montrer les « dessous » d’une entreprise dans sa gestion pas toujours évidente.

    La notion d’investissement était très intéressante. Concernant les investisseurs cela est intéressant mais c’est clair qu’après on doit lâcher des parts et j’imagine que l’investisseur veut avoir son mot à dire sur les futures décisions à prendre.
    Imaginons que dans le cas de plusieurs investisseurs que l’ensemble des parts de ces investisseurs dépassent les 50% et que pour une raison X ou Y ces investisseurs veulent s’unir pour contrer une décision importante. Est-ce possible ? Ont-ils des moyens de pressions ? Les patrons/ associés restent-ils alors maître de leur choix ?

  16. Alice > je n’ai pas cherché à faire long pour faire long. En fait, je voulais faire assez court à la base (vraiment). Mais j’ai eu plus de choses à dire que je ne le pensais.
    Si pour toi le contenu est creux car il t’est connu, il faut aussi penser que pour d’autres c’est un peu une découverte. Du coup, le même billet peut paraître creux pour certains, riche pour d’autres.

    Electro > oui cela est dû au fait que nous avions déjà un produit bien avancé bien sûr.

    Karas > ceux qui disposent de la majorité ont le mot final sur les décisions. Avoir créé la boîte à ses débuts ne nous donne pas plus de droits. C’est le nombre de parts que nous possédons à l’instant de la décision qui nous donne ces droits.

  17. L’essentiel a déjà été dit plus haut (surtout que l’article est d’une qualité incroyable !) mais j’ai quand même été étonné de savoir que Simple IT avait été bénéficiaire …
    Je m’explique : au début, en plus des frais pour ouvrir la boite, il a fallu des locaux, vous payez, dépenser pour trouver une boite de publicité parmi toutes les nulles/inintéressantes et puis le fait qu’il faille continuer de payer l’hébergement des serveurs …

    Bref, donner des chiffres (des pourcentages ou en euros courants ou même constants histoire de nous faire réfléchir ^^) aurait satisfait ma curiosité . Enfin, ça ne présage qu’un bel avenir pour Simple IT et c’est le principal (selon mon humble avis)

    Et merci encore du rythme plus que rapide de parution des articles, j’investis chez vous quand vous voulez ;)

  18. Billets très intéressants, d’une part pour en savoir plus sur le Site du Zéro et d’autre part pour tout ce qui touche à la gestion d’une entreprise quand on n’y connaît rien (à tous les coups vous allez faire un tuto sur la création d’entreprise sur le SdZ ;) ).

    Bravo et bonnes continuations, j’attends avec impatience les prochains billets, cette aventure m’intéresse beaucoup ; on compte créer une boîte avec d’autres élèves une fois les études finies (je suis dans la communication graphique, c’est dur d’être graphiste indépendant mais encore plus dur de trouver du boulot sans expérience)…
    C’est beaucoup rêver, mais quand je vois Simple IT je me dis que c’est faisable (même si on ne part pas des mêmes bases)…

    Ah et si vous voulez, je peux vous faire un thème pour votre blog, contactez-moi (je connais bien DC2, j’ai 4 ans d’expérience Photoshop, je vous le fait totalement gratuitement, et parce que je trouve AzorkV4 trop vide et pas professionnel).

  19. Quand tu dis que le détail des finances d’une entreprise n’est pas public, ce n’est pas tout à fait vrai. Tu peux tout savoir sur une entreprise, tu peux moyenant finance demander tous les actes déposés au greffe, bilan détaillé compris. Sans compter le fait qu’un simple appel d’un de tes fournisseurs à ta banque pour savoir si ton chèque est prvisionné avant de le remettre à l’encaissement permet de savoir ton solde (je le sais, je le fais pour les chèques > 1500 euros de mes clients)

    Après biensur tu n’as pas accès aux relevés de comptes détaillés :)

    Bonne soirée ;)

  20. Merci pour cette explication, très vulgarisée et très pédagogique. Pour ma part, ces éléments me sont connus mais ça ne fait jamais de mal de revoir ces notions :)

  21. Super sympa, ça m’a permis de comprendre pas mal de trucs :) .

    Bon, j’ai une question: si j’ai bien compris, cette histoire d’investisseurs et tout ça c’est le principe de la bourse non ? On investi en achetant des actions et donc une part de l’entreprise, et si l’entreprise fais du bénéfice la valeur de la part qu’on a acheté augmente, donc, si on le souhaite on peut la revendre, c’est ça ?

  22.  » « J’ai une petite question par rapport au capital. Quand on voit sur des sites comme prizee par exemple écrit « capital de 1 000 000€ » cela veut dire que des investisseurs on investit ^^ pour un 1 million d’euros ? Car je me rappelle à l’époque sur ce site il était écrit « capital de 36 000€ » donc entre temps cela veut dire que d’autres personnes ont investies dans le projet ? »

    Oui, c’est exactement ca. A l’epoque, un capital de 36000 euros avait ete apporte par par exemple 10 personnes (donc 10 actionnaires). Depuis, de nouveaux actionnaires ont investi ou les actuels ont augmente le capital de depart. Vu la difference entre les deux sommes, il est probable que ce soit de nouveaux investisseurs, mais l’un des actionnaires de depart a aussi tres bien pu apporter de l’argent supplementaire. « 

    Tout d’abord, très beau billet, très bien expliqué ;)

    Mais je me pose quand même une question :
    Par exemple pour l’exemple de Prizee, au départ, si 10 personnes investisse pour 36.000€, et que chacune donne la même somme, sa ferait que ces 10 personnes aurait tous donner 3.600€ et aurait 10% de part.
    Or si quelqu’un d’autre arrive et investit 36.000€ de plus, sa ferait passer les parts des autres à 5% chacun. Et sa ferait un actionnaire majoritaire à 50% de part, le nouveau.

    Donc qui décide d’accepter les nouveaux investissements? C’est un PDG désignait par celui qui à déjà le plus de part?
    Dans le cas de Simple-It, qui est-ce qui déciderait d’accepter des investissement?

  23. Merci m@théo pour ce billet très réussi !
    Cependant j’aimerai avoir une précision sur les parts que possèdent les investisseurs. Je voudrais savoir comment est calculée cette part.
    Est-ce par rapport au capital de départ ?
    Est-ce par rapport à la valeur de l’entreprise ?
    Est-ce que c’est un pourcentage décidé « amiable » avec contrat ?

  24. Hé bien, merci bien d’avoir répondu à ma question, et à celle de pas mal de gens apparemment. J’attends avec impatience le prochain billet pour savoir si vous mourrez de faim ou si vous arrivez à vous achetez un boite de ravioli avec les rares clics sur vos pubs ;P

  25. Je viens, également, de créer mon entreprise lié à mes sites Internet (revenus publicitaires et affiliation). C’est un défit risqué et j’aime ça :o)

    Il me semble que les bilans des sociétés sont en libres consultations sur certains sites Internet comme societe.com ou infogreffe.

  26. Il existe effectivement des sites pour consulter les bilans des entreprises mais la plupart sont payant.

    Et Yannoth les deux sites que tu à indiqués sont payants.

  27. yohandu23 > justement moi aussi je faisais pas mal de confusion au sujet des parts que prennent les investisseurs dans le capital au début. Dans notre cas, c’est négocié.

    Un exemple : ce n’est pas parce que karamilo et moi avons mis 1000 euros chacun que, si un investisseur arrive avec 100 000 euros, il récupère 99% des parts et nous on n’a plus que les miettes. En fait ça se négocie : on peut lui donner 10%, 20%, 30%… Le tout est de tomber d’accord sur le rapport somme investie / parts concédées. Bref ça se gère au cas par cas.

    ps : merci à DeadPixel pour m’avoir aidé à mettre en valeur les commentaires des auteurs du blog (comme celui-ci), j’aurais pas deviné tout seul. ^^
    Notez que la fonctionnalité « Se souvenir de moi » lorsque vous postez un commentaire marche enfin. Vous pouvez cocher la case. :)

  28. Vraiment, très jolie billet.
    J’espère que l’on pourra avoir très vite un maximum d’information sur l’économie.
    En tout cas, je suis heureux de retrouver tes qualités d’écriture, tout est vraiment explicite, et clair. Merci beaucoup !

  29. Bonsoir à tous,

    Bravo les ingénieux ! très bon billet descriptif pour les futurs créateurs d’entreprise, c’est une bonne idée de lever un bout de voile sur les « créa-web » .
    Si je peux me permettre je laisse 2 liens sur une nouvelle loi, parue au jo, mais encore au sénat pour remodelage de certains points, mais à 99 % elle est votée.
    les liens : http://www.auto-entrepreneur.fr/loi
    http://wordpress-tuto.fr/auto-entre

    Voilà bonne vision et bonne lecture à tous.
    je crois que cette nouvelle disposition va enfin permettre à de nouveaux talents de pouvoir se lancer sans trop de contrainte.

    a+

    Olivier

  30. Très bon cours, bien expliqué (quoique que pour moi un investisseur est plus quelqu’un qui achète une partie de la société, qu’une sorte de « donateur » comme dit dans le billet. Le but final de l’investisseur étant de se rembourser avec des « intérêts » sur la base des bénef. de l’entreprise ce n’est pas si éloigné d’un prêt).

    Je dirais aussi que quelque soit le compte que l’on ouvre en banque, celle-ci va l’investir (elle ne s’amuse pas à tout stocker des cubes de métal géants comme Picsou)… C’est vrai que selon le compte que l’on prend il y a des risques (ou pas)… mais si la banque fait faillite (comme c’est à la mode en se moment) on ne revoit pas son argent (ou que partiellement) et ce quelle que soit son type de compte.

    Sur l’aspect général, on retrouve bien la marque de fabrique du SdZ (d’être accessible à tous, quitte à faire quelques raccourcis) ce qui est une bonne chose. Bravo, c’est très agréable à lire et ça peut intéresser pas mal de personnes.

    PS : Quand au « Bien sûr, l’objectif ultime de toute entreprise est d’arriver à faire beaucoup de bénéfices. » J’espère quand même que ce n’est pas la 1ère priorité de toutes les entreprises (comment ça je suis trop socialiste ??).

  31. Comme j’ai appris PHP sur ce site et que j’ai créé une entreprise à peu près au même moment que SIMPLE IT, je me dis que c’est un juste retour que de témoigner un peu sur comment je/nous voyons le statut d’entrepreneur… notamment sur Internet.

    Comme d’habitude, ce tuto aux airs innocents pose parfaitement les bases. Les investisseurs ne sont pas forcément des requins. D’ailleurs, chez nous, certains de nos investisseurs s’appellent des CIGALES. On en reparlera tout à l’heure…

    Et bien évidemment, les entrepreneurs ne sont pas obligatoirement des êtres cupides.

    Cependant, je crois que le problème d’Internet, c’est qu’on y véhicule l’éternel mythe de la success story. On parle de Google, ebay, plus récemment facebook, bricolés dans un garage etc.

    « Toutes les entreprises ne sont pas bénéficiaires, loin de là. » C’est même un euphémisme. Evidemment, il vaut mieux parler des succès que des échecs dans ce monde mais du coup on rate 90% de la réalité économique.

    Dans notre cas, nous sommes trois et nous sommes également à l’équilibre. La différence est que nous faisons partie d’un secteur économique un peu différent qui s’appelle l’économie sociale et solidaire.

    En gros, il s’agit de partir d’un objet social (quelque chose d’utile, qui participe au « bien-être ») et d’y faire rentrer un modèle économique. Aujourd’hui, la tendance est plutôt de trouver un filon, un créneau et de battre tout le monde pour l’exploiter. C’est ce qu’on appelle la concurrence. Nous, on est plutôt sur la coopération. Ca tombe bien, notre statut n’est pas SARL mais SCOP: Société Coopérative.

    Quand je suivais l’évolution du siteduzero, je me demandais souvent si les tutos allaient rester gratuit. Je trouve formidable qu’une entreprise (même si elle n’a a priori jamais entendu parler d’ESS, de CIGALES, de la NEF, des SCOP &c) puissent prendre des décisions « de bon sens ». Je veux dire que parfois, la course au profit conduit à des aberrations. La fameuse phrase de l’ex-PDG de TF1 résume bien ces apories. On fait une télé non pas pour un public mais pour Coca.

    Avant de finir, je dirais un mot sur la transparence. En économie, ne pas divulguer quelques chiffres clés est normal. Il y a d’ailleurs un tabou sur les salaires aussi en général. Pour aller vite, on peut presque dire qu’il n’y a pas d’économie possible sans secret, sans un peu d’opacité. L’algorithme de Google bien entendu. Mais aussi les chiffres mentionnés ci-dessus (CA, marge brute etc). Même si effectivement un petit détour sur societe.com vous donnera un apeçu.

    Mais dans un monde non compétitif, la transparence est plutôt un atout puisque l’on gagne du temps (typiquement, les logiciels libres).

    Si certains sont intéressés par cette autre économie, qu’ils se manifestent…

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