Burn-out : la formation comme une thérapie. Le témoignage de Yann

Sans logement et avec un travail qui le pousse au burn-out, Yann Clément, papa à temps plein, décide de reprendre les choses en mains. Première étape : élargir ses perspectives d’avenir. Il décide donc de suivre la formation chef de projet digital. Patient, méthodique et déterminé, il commence alors à placer ses pions.

Quel a été pour toi le signal de départ ?

« Je travaille en temps que spécialiste produit dans un centre d’appel. J’aide mes interlocuteurs, mais j’ai aussi le nez dans les statistiques et les process. Cela fait beaucoup de travail ».

En 2015, j’ai été arrêté un mois et demi en raison d’un burn-out. C’est alors que j’ai décidé de commencer à me former. Une manière pour moi de redonner un sens à ma vie et d’avancer.

Pourquoi t’être tourné vers OpenClassrooms  ?

« Je cherchais une formation en présentiel, critère alors très important pour moi, sauf que j’habite à Troye dans l’Aube et que par ici… il n’y en a pas beaucoup. Celles que je visaient se trouvaient à Paris, mais pour moi ce n’était pas une option. Je ne pouvais pas laisser ma femme gérer seule notre petite fille. Après avoir finalement trouvé des aides pour le financement, je me lance donc sans grandes attentes dans la formation chef de projet digital. Nous sommes en 2016, j’ai douze mois devant moi pour y arriver, pas un de plus ».

Je ne le sais pas encore, mais ça va devenir très sport.

À cause du burn-out  ?

« Pas seulement. Cette année-là, notre première fille avait sept ans et notre deuxième à peine un an. Nous faisions alors construire une maison. Les travaux ayant pris du retard, nous avons dû nous loger chez un couple d’amis… qui avaient aussi deux enfants ». 

Je devais à nouveau gérer le travail, ma famille, mais aussi les travaux et ma reconversion.

« Pour un début de formation, c’était vraiment compliqué, mais j’avais tout de même de la chance dans toute cette histoire : les vidéos de la formation étaient accessibles H24. Je travaillais donc la nuit entre 21h et 1h du matin ».

J’avais aussi un mentor très impliqué dans mon parcours. En plus de m’aider à me former, il devenait un véritable point d’appui pour avancer.

As-tu réussi ta formation dans les temps ?

Oui, malgré cette situation compliquée, j’ai réussi à boucler le parcours dans les douze mois.

« Dans ces conditions, se fixer une deadline a vraiment du bon, elle permet de rester concentré et motivé, même avec un travail ou des conditions difficiles  à côté. Une fois arrivé à la fin, je me suis octroyé trois mois de pause. J’ai ensuite décidé de me lancer dans une autre formation, complémentaire à la première, celle de product manager. À l’heure où on se parle, je suis encore dessus. »

Comment t’organises-tu pour celle-ci ?

« Je n’ai plus mes problèmes de maison, mais j’ai toujours ma vie de famille et mon travail à assurer. Aussi le niveau bac+5 de cette formation demande un travail supérieur à la précédente ».

Mes journées sont donc régies par une organisation quasi militaire qui commence à 6h.

« Je pense que c’est aussi ça qui me permet de tenir le rythme. Cela avait fonctionné la première fois, je continue donc sur la même lancée et me forme tous les jours à partir de 21h. »

Comment imagines-tu la suite ?

« Je suis toujours en poste, mais j’envisage désormais de changer. Je vais me tourner vers un travail plus en phase avec mes nouvelles formations. J’ai commencé à faire des recherches, mais j’avoue me laisser du temps. J’envisage même d’effectuer une troisième formation avant de vraiment me lancer, celle de DevOps. Les formations d’OpenClassrooms offrent à chaque fois de nouvelles portes de sortie, je veux donc m’assurer de trouver le bon secteur et ouvrir celle qui me correspond le mieux. »

Tu es passé de suspicieux à addict aux formations on dirait ?

Plus qu’addict, évangéliste même ! Elles m’ont redonné confiance en moi, redonné l’envie d’apprendre et d’aimer son travail, choses que l’on perd en situation de burn-out.

« Grâce à cela j’ai réussi à convertir cinq personnes de faire pareil, des profils totalement différents. Je m’amuse même à les coacher et les accompagner. Il y a aussi des personnes qui sont là pour moi si j’en ai besoin. C’est un point qui est vraiment bien avec OpenClassrooms. On accède à une véritable communauté sur laquelle on peut compter. Un véritable réseau dans lequel on crée du lien et sur lequel on peut se reconstruire. »

En situation de reconversion, à chacun son rythme. La quarantaine passée, Yann a décidé de prendre son temps, pour lui ce n’est pas un problème. Une stratégie qui s’avère payante, alors même que les conditions ne jouent vraiment pas en sa faveur. Son secret : un optimisme sans faille et une organisation bien rodée. Il le dit lui-même :

Quel que soit le parcours, quel que soit l’âge, il n’y a pas de limite à ces formations. Hormis celles qu’on s’impose.

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