[Secteur] Pourquoi et comment travailler dans la FinTech ?

Avec près de 400 millions d’euros levés par près de 70 entreprises en 2018, la FinTech a le vent en poupe.

Puisqu’OpenClassrooms se met un point d’honneur à accompagner ses diplômés vers l’emploi, nous avons rencontré Amélie Bérille, spécialiste en recrutement à l’international, experte dans le domaine et recruteuse chez Payment & Cards Network.

Amélie nous a éclairé sur les actualités dans ce secteur, ainsi que les pré-requis pour y travailler. Tour d’horizon d’un marché en hyper-croissance qui recrute dans tous les domaines d’expertise.

Un secteur en prise de vitesse

La FinTech, définition

La FinTech est née du croisement de la finance et de la technologie.

C’est un marché innovant, qui repense des services financiers ou bancaires en utilisant de nouvelles technologies ou en créant de nouveaux usages.

Le secteur de la FinTech regroupe différents acteurs : néo-banques, AssurTech, RegTech, entreprises de paiement, financement participatif ou encore crypto-monnaies.

Quelles évolutions pour ce secteur ?

Le secteur de la FinTech en pleine expansion et de nombreux acteurs entrent en jeu tous les ans. Selon France FinTech, on peut compter plus d’une centaine d’acteurs sur le marché Français. Parmi eux, on peut citer par exemple Leetchi, Qonto, Spendesk, October, Treezor ou encore Pumpkin.

Le nombre de levées de fond réalisées par les FinTech a aussi fait un bond, passant de 172 millions (2015) à 318 millions (2017). Un chiffre qui s’est encore amplifié en 2018 (365 millions) et reste en constante augmentation.

C’est un secteur en pleine croissance, qui recrute. Les entreprises grandissent et s’internationalisent rapidement, soit en créant des bureaux à l’étranger, soit en s’exportant à l’international depuis la France.

La FinTech recrute dans toutes les spécialités

Des défis multiples

Les FinTechs ont comme mission de dépoussiérer le secteur bancaire traditionnel, notamment à coup d’innovations ou encore d’expérience client revisitée.

Entre fusion, acquisition et grosses levées de fonds, le secteur se structure et mûrit.

Ces entreprises évoluent dans un cadre très réglementé, notamment avec de nouvelles lois européennes telles que la RGPD ou la DSP2. “Ces réglementations peuvent être des freins mais aussi de vraies sources d’opportunités et d’accélération.”

L’enjeu est d’innover et toujours se développer dans un cadre qui peut être contraignant.

Des problématiques de recrutement

Qui dit croissance dit embauches, et notamment des profils commerciaux, techniques, technico-fonctionnels ou experts dans certains domaines.

Les entreprises recherchent des profils très variés, assure Amélie. 10 à 30% des postes à pourvoir sont des rôles IT : Développement web, DevOps, Data, Chef de Projet Technique, etc.  Des connaissances en IA, blockchain, machine learning ou la capacité à comprendre d’une API sont souvent appréciées. Des postes dans la Fraude, Risques ou encore la Conformité sont aussi nombreux.

Les FinTechs sont comme toutes autres entreprises ont aussi des fonctions supports : marketing et communication, ressources humaines, finance, comptabilité… »

En fonction de l’entreprise (sa taille, le niveau de maturité de son produit), ces besoins changent. Certains recrutements sont aussi intimement liés au produit : “Par exemple, une FinTech avec une solution B2C de type app mobile va plutôt rechercher des personnes dans ce domaine.”

Les profils très techniques ou liés à une expertise particulière peuvent être plus difficiles à identifier. ”Ce n’est pas spécifique à la FinTech, mais ces profils sont rares et il peut être compliqué de les attirer. C’est plutôt un marché qui va être drivé par les candidats que les entreprises”.

Il s’agit donc d’aller chercher ces candidats et les attirer, ce qui fait pleinement parti du rôle des recruteurs!

Sur des critères précis

Quels sont les pré-requis ?

Contrairement aux idées reçues, il n’est absolument pas nécessaire d’avoir travaillé en banques ou assurances pour intégrer une FinTech.

De manière générale, les profils avec une vraie culture web, Tech et venant d’environnements IT, Software, e-commerce, mobiles, ou du paiement par exemple sont souvent privilégiés.”

Mais la curiosité est clé : “Étant de fait des Start Up – ou anciennes Start Up – avec une profonde identité Tech, les Fintech recherchent des talents avec ce même mindset. Curieux, touche à tout, et doté d’un brin d’esprit entrepreneurial seraient sûrement les fondamentaux du profil idéal. On pourrait également ajouter la capacité à innover, à repenser, à s’adapter – sans oublier l’agilité”.

Quelles compétences sont décisives ?

Il faut être motivé, curieux et intéressé par le secteur. L’important est de trouver la bonne FinTech et le bon poste pour un profil donné.

“En termes de soft-skills, on cherche des personnes qui savent innover, s’adapter, entreprendre, évoluer dans un environnement agile et international. Une start-up est en permanente évolution, donc pour réussir, les employés doivent aussi adhérer à la mission, et avoir un vrai esprit d’équipe”.

Pour postuler, Amélie nous transmet plusieurs conseils avisés :

  • Il faut vraiment s’adapter au type d’entreprise. Pour moi, la lettre de motivation classique n’est plus trop d’actualité. Il vaut mieux un CV bien ciblé, adapté en fonction du poste, et surtout un mail de contact vraiment personnalisé. Le candidat doit dire ce qu’il peut apporter, avec un ton adapté, de manière synthétique.
  • On ne s’embarrasse pas des formules ronflantes et à rallonge, le ton est plus informel que dans une banque traditionnelle.
  • Pensez à identifier les Recruteurs, Chasseurs de tête ou agences de recrutement dans le domaine et contactez-les !
  • Le réseau est aussi important. On peut parfois envoyer un message à un directeur, ou au recruteur sur LinkedIn pour échanger, se renseigner, être curieux…”

    L’expérience montre souvent qu’y aller un peu au culot peut payer.

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