Savoir dire non

Voilà un sujet qui me trotte dans la tête depuis quelques jours. Il devrait intéresser notamment tous ceux qui gèrent un site communautaire ou sont amenés à en gérer un. En fait, à moins que vous ne travailliez tout seul sur votre site (ce qui est aujourd’hui plutôt rare), vous devriez avoir des collaborateurs qui vous aident à maintenir ce site. Peut-être même avez-vous calqué votre modèle sur le fonctionnement du SdZ, avec des administrateurs, modérateurs, newsers, etc.

Je suppose que vous êtes le créateur de ce site, l’initiateur du projet. Vous avez recruté des gens dans le forum « Recrutements pour vos projets » par exemple et vous êtes à la tête d’une belle équipe… aussi nombreuse que dispersée et inefficace parfois.

Born to be a manager ?

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais vous vous retrouvez dans la position d’un manager. Dès que vous gérez des Hommes, vous êtes un manager (c’est en quelque sorte la définition la plus simple). Cette situation est de loin la plus fréquente.

On pourrait distinguer 2 sortes de sites :

  • Ceux qui établissent une hiérarchie, certains membres de confiance ayant plus de droits que d’autres.
  • Ceux qui jouent à fond la carte du « communautaire on est tous égaux » et pour lesquels tout nouveau venu a autant de droits que le plus ancien des anciens.

Je ne voudrais pas trop m’avancer, mais je ne connais pas de site qui fasse partie de la seconde catégorie. Il en existe peut-être mais alors c’est extrêmement marginal et je n’ai pas vu de site basé sur un tel fonctionnement prendre de l’ampleur. Si vous avez des exemples, je suis preneur.

Le fait est que dans la quasi-totalité des cas on est tenté de recréer une hiérarchie, plus ou moins complexe et plus ou moins opaque selon les cas. On reproduit en effet le modèle qu’on connaît et qu’on voit (globalement) bien marcher dans la vie réelle. Certes, on déteste tous (moi compris) avoir un supérieur qui nous donne des ordres, surtout si ceux-ci sont contraires à nos aspirations. Pourtant, s’il y a parfois certaines dérives inévitables, c’est ainsi que les choses peuvent fonctionner.

On peut prendre Wikipédia par exemple. A priori chaque nouveau venu a le droit d’éditer n’importe quel article. Tout le monde aurait donc les mêmes droits ? Bien sûr que non. La grande majorité des gens n’a pas accès à certains outils d’administration et surtout certains droits leur permettant de bloquer la modification d’articles sensibles (Wikipédia étant régulièrement vandalisé, c’est un fait), voire de bloquer certains utilisateurs. Les modérateurs sont partout, et souvent ils ont au-dessus d’eux des administrateurs ou super-administrateurs.

Un manager ne doit être ni méchant ni gentil : il doit être juste

J’insiste sur ce titre car à mes yeux il résume tout ce que l’expérience m’a apprise. J’estime simplement avoir eu pas mal d’expérience dans ce domaine et si je me permets d’en parler aujourd’hui, c’est simplement pour faire un peu le point et donner des conseils à ceux qui, à leur échelle, s’engagent sur la même voie. Et ils sont nombreux.

En tant que responsable (historique ou nommé comme tel), vous allez prendre des décisions. Les gens vont se référer à vous pour savoir si oui ou non vous acceptez certaines propositions. Et c’est là où je veux en venir : sachez dire non à une proposition.

Cela peut paraître ridicule, mais je pense que tout le monde est concerné par ce problème. Il nous arrive d’accepter des propositions à contre-coeur pour faire plaisir aux gens ou pour ne pas les froisser, et donc éviter de rentrer en conflit avec eux. Or, dans la vie réelle (et même virtuelle), les conflits sont inévitables. Vous pouvez tenter de les repousser, mais soyez sûr que cela vous retombera dessus un jour ou l’autre.

Des exemples concrets

Vous vous en doutez, j’ai commis ce genre d’erreur. J’aimerais bien vous citer un exemple concret mais certains sont trop internes (ou privés si vous préférez) pour pouvoir être présentés ici. Imaginez par exemple qu’un membre de votre équipe vous propose d’ouvrir une nouvelle section sur le site. Il a l’air extrêmement motivé et, avec quelques collègues, il vous promet que tout va bien se passer et qu’ils vont gérer ça. Vous, vous ne pensez pas pareil. Vous pensez que cette initiative va se planter et que du temps va être perdu, voire même que des frictions vont apparaître entre ces collaborateurs volontaires et motivés. Mais vous dites « ok » parce qu’après tout, rien ne prouve que vous avez raison sur tout cela.

Et là, c’est le drame. Si au début tout s’active et semble aller pour le mieux, le scénario que vous aviez envisagé se dessine petit à petit. C’est là que vous vous rendez compte, plusieurs mois plus tard, que si vous aviez su vous auriez dit non. Cela aurait évité une perte de temps à tout le monde. Mais c’est trop tard. Vous n’avez pas su dire non, et le mal est fait depuis l’instant même où vous avez dit « oui » à contre-coeur.

Bon, en y réfléchissant bien, j’ai 2 exemples intéressants à vous donner reliés au SdZ. L’un d’entre eux montre que le manager aurait probablement eu raison de dire non, et un autre où c’est l’inverse.

  • La Cave du SdZ : c’est le blog de l’équipe du SdZ. Un jour, plusieurs d’entre eux sont venus me voir extrêmement motivés pour créer un blog un peu « roleplay » qui relaterait les informations relatives à l’équipe. Ce que j’en ai pensé ? Que leur motivation faisait plaisir à voir mais que sur le long terme on n’aurait pas le temps d’alimenter un tel blog et que cela nous ferait une charge de travail en plus. Bref, que le travail sombrerait dans l’abandon, alors que les news du SdZ avaient cruellement besoin d’un peu plus de moyens justement. J’aurais préféré que cette énergie soit dépensée ailleurs. J’ai pourtant dit oui, devant tant d’enthousiasme. C’est seulement bien plus tard que j’ai regretté. Bien sûr, aucun mal n’a été fait à qui que ce soit, mais beaucoup d’efforts ont été investis dans un projet qui prend la poussière, à l’image de son design (fort réussi au passage).
  • Les zCorrecteurs : on ne peut pas avoir toujours raison et les zCorrecteurs sont une initiative qui le prouve à la perfection. Lorsqu’on m’a proposé le projet, j’étais très sceptique. Je n’ai pas dit non, mais je ne suis pas allé jusqu’à intégrer l’idée de correcteurs au sein même de l’équipe pour ne pas rajouter de la lourdeur. Finalement ils ont créé leur site, leur système et ont réussi au-delà des espérances les plus folles. Comme quoi on ne peut pas toujours avoir raison, c’est une question de feeling mais rien ne prouve que l’un a plus raison que l’autre.

Là où je veux en venir, c’est que le manager n’est pas plus intelligent ou visionnaire que les autres. Il a peut-être plus d’expérience en revanche et peut estimer si un projet va réussir ou échouer. Et il peut se tromper aussi, comme tout le monde c’est un humain.

Je constate simplement que bon nombre de managers, moi y compris, ont parfois dit oui vraiment à contre-coeur pour rester en de bons termes avec tout le monde. Mais un manager qui approuve tout ne manage rien. Il vaut mieux être en froid quelques jours avec quelqu’un et éviter une perte (parfois colossale) de temps et de moyens, plutôt que l’inverse.

Voyez les choses en face : vous ne pouvez pas être l’ami de tout le monde. C’est un fait. Ne sombrez pas dans l’excès inverse qui consiste à se mettre tout le monde à dos systématiquement : soyez équilibré. Etre équilibré signifie savoir aussi bien dire oui que non. Je reconnais volontiers, dans cette optique, que je suis déséquilibré *.

* : je vous interdis de sortir cette phrase de son contexte !

31 Comment
  1. C’est tout à fait vrai, surtout sur les jeux je penses.

    Si l’admin est trop gentil il fini par se faire marché dessus par les joueurs.

    Cordialement Melimelo

  2. Article intéressant que j’approuve grandement. C’est vraiment le tort de beaucoup de monde que te dire « Oui » pour pas froisser les gens. Moi le premier est fait cette erreur plusieurs fois, et il en ressort toujours que savoir s’imposer n’est pas négligeable!

  3. Bonjour,

    Le Management, toute une histoire…
    Effectivement en tant que manager il faut trouver un juste milieu entre tout ce qui vient des autres ne peut être accepté et tout accepter des autres pour ne pas les froisser.
    Etant à la tête d’une petite vingtaine de personnes (où l’ordre hiérarchique est très établi – Marine Nationale), je suis confronté quotidiennement à ce dilemme : dire oui à toutes les initiatives conduit inévitablement à aller dans le mur et tout refuser casse la motivation du personnel. Dans mon domaine, je fixe des objectifs qui sont liés à notre mission (en l’occurrence fournir l’énergie propulsive, l’énergie électrique et assurer la climatisation notamment) et selon les personnes j’accorde plus ou moins de liberté pour atteindre ces objectifs. En fixant des « points d’arrêts » afin de voir l’évolution des travaux et de corriger le tir (si nécessaire)en collaboration avec le personnel, et parfois j’impose quand je vois la personne ne pas s’en sortir. Pour moi le plus important, c’est de garder le dialogue ouvert avec mes subordonnés mais aussi avec mes homologues et mes supérieurs, car chacun peut apporter sa pierre à l’édifice.

  4. Comme d’habitude, un point de vue intéressant basé sur ton expérience. Par contre, je me demandes : une fois que tu as vu que l’équipe des zCorrecteurs fonctionnait, n’as tu pas pensé à intégrer leur site au sein d’un module du sdz ?

  5. Exactement Jasse44, d’ailleurs je n’ai pas trop insisté dessus dans ce billet et je le regrette, mais la clé de voûte de tout le système c’est pas tant le manager lui-même que la communication qu’il effectue. En communiquant clairement, certains refus passent beaucoup mieux. Bien sûr, c’est toujours moins simple que d’avoir dit oui, mais on limite considérablement l’image négative que les autres ne tarderont pas à se forger de nous.

    Enfin, fixer des objectifs intermédiaires (milestones) me semble être la meilleure technique que j’aie trouvé pour le moment (mais je ne l’ai pas trop mise en place encore). Elle a son lot de défauts et sa rigidité certes, mais il vaut clairement mieux ça que rien. Cela nous permet d’identifier plus rapidement les projets qui sont en train de sombrer, ce qui peut nous amener d’ailleurs à les couper avant qu’ils ne sombrent encore plus bas.

    Piwaï > les raisons de la séparation des zCo est historique (si à la base j’avais dit oui ils auraient sans nul doute été une équipe du SdZ). Aujourd’hui je sais qu’ils sont réticents à changer cela, et honnêtement je serais de toute façon mal venu de leur proposer ce que je leur ai refusé à la base. Certes du coup le travail est un peu dédoublé (leur site reproduit bon nombre de fonctionnalités du SdZ) mais on peut voir ça d’un point de vue positif aussi : ils ont développé des technologies que nous pensons réutiliser dans le futur, et nous travaillons à une collaboration plus étroite en ce moment-même d’ailleurs.

  6. Bonjour,

    Comme toujours c’est intéressant de pouvoir confronter les expériences… et les aspirations. J’ai déjà mentionné le fait que ma société était de type coopérative. Donc on est plutôt dans la seconde catégorie. Bien entendu, dire que tout les salariés sont égaux… ca ne fait pas avancer grand chose. L’égalitarisme, ce n’est pas l’anarchie (chacun fait ce qu’il veut… à ne pas confondre avec anarchisme !)

    Bien sûr qu’il y a des désaccords… des conflits. Le plus difficile est, comme en droit, de pouvoir se référer à un « règlement », du « marbre » pour arriver à trancher. Il n’y a rien de pire que la jurisprudence pour manager ;-)

    Mais je considère que pour un petit nombre (moins de 10), c’est possible. Le mieux est de pouvoir répartir les pouvoirs de décision finale en fonction des compétences. Par exemple, sur la communication externe, ça me paraît important que chacun puisse donner son avis et qu’au final, il y a ait bien un responsable qui tranche en cas de désaccord.

    Bref, on est plutôt dans un mode multi-managerial. Ainsi, chacun se sent responsable.

  7. Ce billet est très interressant, il est vrai qu’il s’agit d’un « problème » important et trouver le juste milieu est très difficile (impossible ?).

    Par contre, je suis très vexé de l’astérisque à la fin ! Comment as tu pu pensé que l’on sortirai la phrase du contexte ? Tu dois être déséquilibré ^^ .

  8. Ah tiens on parle de nous ici (nous = zCorrecteurs). En effet, il y a eu un débat sur le SdZ il y a pas longtemps et une bonne solution devrait être trouvée (enfin je pense je ne suis pas encore au courant des détails ^^).

    Pour la Cave du SdZ, ça a en effet tout du fiasco, et il y a malheureusement eu trop peu de billets pour convaincre réellement (malgré tout le buzz qui a été créé… avant la sortie, la réalité ayant un peu déçu, on s’attendait tous à quelque chose de réellement énorme).

    Pour la hiérarchie, il est à mon avis indispensable d’en définir une, on part dans l’anarchie sinon. Un site qui s’auto-gère est utopique. Même Wikipedia dispose en effet d’admins et de modos entre autres. Il faut donc des gens qui décident, d’autres qui donnent leur avis, et d’autres qui profitent de ce qui a été décidé, et ça marche en général très bien, si on a de bons admins. :)
    C’est tiré de mon expérience dans l’équipe de zCorrecteurs.fr, on a un découpage hiérarchique, mais on est toujours informés avant une décision importante et on donne notre avis (bon en même temps en temps que codeur ça parait normal :-° ).

    Bon je finirai par dire que c’est un bon billet agréable à lire (oui c’est incontournable ;) ).

  9. Mhhh .. une entreprise bien connue réussi bien dans son domaine avec le système de « tout le monde est égal » : Motion-Twin. Vous avez certainement déjà entendu parler de leurs sites à buzz Miniville et Labrute.

    Article intéressant toute fois :) . Je reconnais moi-même ne pas avoir sû dire non parfois.

  10. Dans la majorité des projets que je mène, il n’y a pas de hiérarchie et on est sur le modèle « communautaire, on est tous égaux. »

    J’entends par sans hiérarchie que tout le monde est à égalité et qu’une personne tranche les décisions ayant besoin de l’être.

    A bientôt

    Natim
    Je ne suis donc pas d’avis que tout doit être hiérarchisé pour qu’un projet fonctionne.

    ça fait beaucoup de niveau à franchir pour faire passer l’information et c’est bien plus diplomatique si tout le monde donne son avis.

    Bien sur les systèmes hiérarchisaient sont utilisés dans bien des domaines et lorsque l’équipe devient grande (plus de 5 ou 10 personnes), elle devient nécessaire.

    Mais des projets à 5 peuvent se tenir sans aucune hiérarchie.

    Comme exemple on peut citer Google et Dailymotion a leur début, kochonland.com et bien d’autres donc crealio.fr .

    Dans le domaine applicatif que ce soit le web ou des applications riche, il est facilement aisé de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité.

    Dire qu’un projet fonctionnant sur un modèle non hiérarchisé ne peut exister me parait diverger de l’idée même de logiciel libre qui est pourtant la base de tout développement durable du logiciel et où le système communautaire fonctionne de manière éprouvée et fiable.

    Il faut forcément quelqu’un pour trancher et plus le nombre d’intervenants augmente plus il en faut.

    Cependant avec un faible nombre d’intervenant dans un projet, il n’y a pas nécessairement besoin d’une hiérarchie.

  11. Cela me paraissait implicite Natim, sur un projet à 2-3, voire 4-5, un découpage hiérarchique est bien souvent ridicule sur les « petits projets web ». Mais dans ce cas c’est un micro-projet. D’ailleurs ce n’est pas parce qu’un logiciel est libre qu’il n’y a pas de hiérarchie, heureusement que quelqu’un décide en haut, sinon ça peut partir dans tous les sens.

    Quand tu dis je cite « J’entends par sans hiérarchie que tout le monde est à égalité et qu’une personne tranche les décisions ayant besoin de l’être.« , c’est une forme de hiérarchie. La personne qui tranche les décisions (car il faut bien parfois trancher) est le manager, implicitement. C’est pour ça que je disais que beaucoup de gens se trouvent dans une situation managériale sans le savoir.

    Mais ne dévions pas du sujet. Le but de ce billet n’était pas tant de dire qu’on ne peut pas vivre sans manager (on peut trouver de petits contre-exemples), mais qu’un bon manager doit savoir dire non, c’est essentiel (il ne faut pas qu’il devienne impopulaire toutefois).

  12. Je trouve cet article très constructif.

    Je voudrais vous faire part d’une expérience personnelle

    J’ai voulu être plus rigide et en même temps plus souple que d’habitude. Je m’explique : que toutes décisions sont prises après une réunions des personnes concernées, puis je synthétise les idées et je dis ce qu’il faut faire.

    Un moment une peronne que je « dirigeais » à voulu faire un module (je parle d’un projet web) de livre d’or, ça part d’un bonne initiative. Cependant quand il m’a expliqué comment il pensait le faire. Et j’ai remarqué que c’était totalement contraire à tout le travail en fait en aval, j’ai donc dis « non » pour cette proposition. Mais que j’étais d’accord pour qu’on revoyent le « comment on va le faire ».

    Ca à finit par un conflit qui à donné que cette personne ne travail plus avec moi. Sachant que j’ai cruellement besoin de quelqu’un qui m’aide. Sachant que trouver des bénévoles c’est très dur.

    On se rend bien compte que c’est bien plus compliquer que ça puissque chacun réagit différament.

    Sinon c’est impossible de donner autant de droit au visiteurs qu’aux créateurs du projet, vous imaginez une personne aime pas ce que vous faite, il supprime tout…

    Et donner tout les droits à ceux de l’équipe c’est aussi une question de confiance. Moi je ne pourais pas donner des information qui touche au domaine de l’argent avec quelqu’un qui vient de rentrer dans l’équipe.

    C’est mon propre opignon en tout cas

  13. Je n’ai jamais été confronté à ce problème pour la simple et bonne raison que je bosse… seul.

    Mais si un jour je dois recruter, je pourrais toujours donner un lien vers ce billet pour que la personne comprenne mes refus.

  14. Bonsoir,

    Je suis tout à fait d’accord avec le fait de savoir dire « non ».

    Je suis moi même à titre bénévole, super-modérateur du forum d’un jeu. Le jeu compte plus de 50 000 membres, dont 7500 inscrits sur le forum. Nous sommes deux super-modérateurs à gérer les 14 membres du staff (chiffre en constante augmentation, on est pas assez nombreux).
    Nous avons au dessus de nous les 2 opérateurs des serveurs qui ont eux même les administrateurs au dessus d’eux.
    Notre système est bien hiérarchisé, et en tant que s-modo je passe plus de temps à manager l’équipe qu’à modérer dans le sens propre du terme.
    Il m’arrive bien souvent de devoir dire non à leur projet, que ce soit par manque de temps, ou toute autre raison (irréalisable, farfelue, n’apporte rien d’intéressant).
    Mais c’est bien beau de dire non, mais je pense qu’il faut au moins s’expliquer, ça évite bien des problèmes avec les personnes qui travaillent avec nous.
    Je pense aussi qu’il est très important d’être à l’écoute des personnes qui travaillent pour nous, ne pas hésiter à prendre du bon temps avec eux, rigoler. Ça forme des liens d’amitiés qui ne peuvent être que bénéfique: Ils n’hésitent pas à venir te parler en cas de problèmes, ou pour tout conseil. Ils n’hésitent pas à te soumettre leurs idées. Et surtout une forme de respect mutuel se met en place.
    Le problème est que certains ne savent pas dire non à un ami, et c’est là que ça deviens dangereux! Il faut toujours différencier l’ami du collègue qui travaille sous « nos ordres ».

    Donc en résumé: Toujours parler, être à l’écoute, rester en contacte, et se lier d’amitié si possible. Tout en respectant la hiérarchie, et ne pas avoir peur de dire non!

    FeNiX57

  15. Bonjour à tous.

    Je suis ce blog depuis ses débuts, et voilà un point sur lequel je peux m’exprimer ( rapidement, hein… ).

    Le management…. Étant chef d’une équipe variant de dix à quinze personnes, dans le domaine de l’étude de marché ( en gros ), je suis confronté tous les jours à ce grave dilemme… Être juste. Oui, il faut savoir dire non, pour éviter d’aller droit dans le mur ou de perdre son temps. Mais tout aussi important, il faut bien expliquer les raisons de ce non, de manière à bien faire comprendre à l’équipe pourquoi ce refus. Ne pas hésiter à se taper des débriefing de fou et des branlages de cerveau juste pour expliquer la position du manager.
    Après tout, un minimum de cohérence est indispensable à la bonne marche de toute entreprise.

    Enfin, je ne pense pas que Matéo soit ( encore ) confronté à cet autre réalité du manager… Savoir faire respecter l’ordre et la discipline, et ce, toujours de manière juste et équitable entre membres ( et pour soi-même…. ). Profites-en, si un jour, tu y es confronté, tu verras, c’est le plus chiant ( surtout quand ce n’est pas forcément de mauvais éléments, mais les règles restent les mêmes pour tout le monde ).

    Finalement, être un manager, c’est être maitre à bord d’un bateau et savoir redresser le cap quand une intempérie se lève et savoir juguler les folles envies des moussaillons. Tout en profitant des richesses des uns et des autres, et savoir en tirer le meilleur bénéfices communs.

  16. Bonjour,

    Merci pour ce nouveau billet, je me sens concerné donc je l’ai vraiment dévoré !

    Juste un point par contre : « Peut-être même avez-vous calqué votre modèle sur le fonctionnement du SdZ, avec des administrateurs, modérateurs, newsers, etc. »

    Le Sdz n’a quand même pas inventé ce système là il me semble ? :P
    Bon après je sais qu’il n’y avait pas d’arrières-pensées derrière ;)

    Merci en tout cas pour tous ces conseils.

  17. La base de tout, c’est la communication
    faut trouver l’art et la manière de savoir dire oui et savoir dire non !

    Ceci me donne envie de faire le parallèle avec le système scolaire.. Un projet est en cours concernant les redoublements, qui sont très souvent vécu comme un échec pour l’élève, pour ce dernier, c’est comme lui dire « non tu ne passeras pas à l’étape du dessus »
    En ce moment, on commence à parler de valider certains acquis et rebucher celle où l’on a échoués.
    Je trouve ce moyen intéressant, car il permet de dire Non, mais tu pourras continuer sur les matières où tu as eu la moyenne..

    Encore une fois la communication, la discussion et la transparence permet de mieux faire comprendre un refus (qui n’est pas obligatoirement catégorique)
    On peut également utiliser un autre moyen pour dire « non »
    il suffit (le mot est faible mais bon) de projeter le collaborateur dans l’avenir.. en gros le manager pose des questions qui peuvent paraitre au départ comme positives pour le collaborateur mais qui a pour but de lui faire prendre conscience, soit des risques, ou des difficultés, ou de l’échec quasi certain.
    Je pourrais également parler des 5 « pourquoi? »… mais on verra plus tard lol

    Pour faire cela, il va de soit que le manager doit savoir de quoi il parle ! il doit avoir mis la main dans la merde comme on dit pour avoir une pleine connaissance du sujet traité.

    Quoi qu’il en soit il ne faut pas non plus oublier que dire OUI n’est pas si facile que ça non plus ! là aussi il y a toujours une part de risque à gérer (une entreprise passe son existence à gérer des risques), le manager doit se projeter, évaluer, comparer tous les éléments. Un « oui » trop facilement donné n’est pas concluant, un « oui » trop longtemps réflechit n’est pas bon non plus.. .et « oui » on revient là aussi au juste milieu

    Manager c’est savoir prendre une décision, se rapportant aux règles, mais aussi aux risques encourus.

  18. Très bon billet ;)

    En plus, nous avons la phrase du mois! Une citation de M@teo:
    « je suis un déséquilibré »

    As-tu déjà penser à te faire aider? :)

  19. Cet article est très intéressant, vraiment, mais je ne vois pas vraiment où tu veux en venir… S’il s’agit simplement de dire qu’il faut savoir refuser, je pense que plus ou moins tout le monde ici s’en doute.

    Par contre, même si je suis d’accord pour dire qu’il faut savoir dire non, il faut quand même faire attention à ne pas tomber dans trop de refus. Parfois, prendre un risque est fructueux (comme ça a été le cas avec les zCos d’ailleurs), le tout est d’avoir osé se lancer.
    Je pense d’ailleurs qu’il faut autant de « courage » pour accepter que pour refuser. Une acceptation peut mener n’importe où, et si refuser est plus difficile sur le moment pour une question de communication, accepter peut aussi se révéler très compliqué (un peu comme lorsque vous avez accepté toi et karamilo de vous lancer dans l’aventure Simple IT ;) ). C’est un risque tout aussi grand. Exemple : lorsque vous avez lancé Simple IT, personne n’aurait pu vous promettre que ça permettrait de sauver le SdZ, et d’assurer votre avenir par la même occasion. Je ne suis même pas sûr que se soit actuellement le cas (l’avenir nous le dira :) ).

  20. Bonsoir,

    Billet sympa, d’autant plus qu’il m’interesse particulièrement en ce moment.

    Un autre exemple + une question :

    Une partie des membres d’une team décide de proposer un projet de « rénnovation » d’une branche de l’équipe (modération, validation, peu importe), ce projet concerne aussi bien la hiérarchie que la manière de fonctionner.
    Supposons que le manager ait autant d’expérience (allez donnons lui en un peu plus) que le reste de l’équipe. Comment peut-il être juste ? Il n’a pas forcément les connaissances de la branche concernée suffisantes, il n’a pas peut etre pas d’avis sur ce projet et va donc laisser passer ou refuser sans vraiment se justifier etc.
    Ce que je veux dire, c’est que la manager comme tu l’as dit est humain et donc n’est pas omniscient, il peut se tromper, son jugement peut être faussé par des facteurs externes.

    Comment donc peut-il être juste ?

  21. Là où je veux en venir, c’est pas compliqué c’est dans le titre : il faut apprendre à dire non. Ce billet a été motivé par le fait que je me suis rendu compte que d’une part je suis concerné par cette remarque, mais aussi et surtout que bon nombre de personnes que je connais et qui ont des projets web souffrent du même problème.

    Après, je mentionne bien le problème d’équilibre à la fin. Il ne faut pas caricaturer à l’extrême tout ce que je dis, je prends d’ailleurs bien soin de rappeler que tout se joue dans l’équilibre à chaque fois. Et dans la communication, chose que j’aurais aimé aborder dans ce billet mais j’ai oublié. Certains commentaires l’ont très bien fait pour moi. ;)

  22. Toujours autant intéressent, des conseils qui me serviront je l’espère dans mon prochain projet.

    Par contre je ne trouve pas le blog du SdZ, au début je pensais que c’était celui-là, mais ce blog est celui de l’entreprise, donc…

  23. je dirai sans vouloir rentrer dans un procès d’intention
    qu’avant de commenter un billet il faut bien le lire
    car je suis tout simplement surpris par quelques réactions.. ce n’est pas la première fois que je me fais la remarque suivante « si la personne avait lu normalement le billet il ne posera pas cette question où ne ferait pas cette réflexion »

    Bon j’insiste je ne jette la pierre à personne, ne vise personne non plus lol
    mais svp à l’avenir prenez le temps de lire quand même :)

  24. Bonsoir

    Je n’ai pas grand chose à ajouter au billet et aux commentaires, d’autant que je n’ai pas d’expérience de manager.

    Je souligne quand même le fait qu’il est tout aussi important de « savoir dire non » et de « trouver un équilibre » quand on est « managé » et non « manager ».
    De ce côté j’ai une petite expérience, je suis dans l’équipe des zCorrecteurs depuis presque un an et demi.

    Je n’ai pas de référence pour comparer rigoureusement, mais la communication dans notre équipe me semble vraiment excellente. Je me permets de citer FeNiX57, qui dépeint assez fidèlement (sans le savoir) l’ambiance qui règne chez nous :

    « Je pense aussi qu’il est très important d’être à l’écoute des personnes qui travaillent pour nous, ne pas hésiter à prendre du bon temps avec eux, rigoler. Ça forme des liens d’amitiés qui ne peuvent être que bénéfique: Ils n’hésitent pas à venir te parler en cas de problèmes, ou pour tout conseil. Ils n’hésitent pas à te soumettre leurs idées. Et surtout une forme de respect mutuel se met en place. »

    Bonne soirée. ;)

  25. Absolument pas, Wikipédia fait partie de la première catégorie justement. Il y a des contributeurs anonymes, membres et des administrateurs. Je ne connais pas le fond de leur fonctionnement (qui doit être drôlement efficace pour gérer un site de ce genre), mais ce qui est clair c’est qu’il y a là aussi des gens qui ont plus de droits que d’autres et qui décident au final.

    D’ailleurs euh, sans vouloir être méchant, la prochaine fois lis le billet en entier parce que manque de pot wikipédia est pile un exemple que j’avais choisi pour illustrer le premier cas. ;o)

  26. Bonjour,

    Très bon billet (je me sens un peu visé aussi vu qu’on en avait parlé il y a peu). En tout cas c’est vrai qu’il est parfois difficile de dire non mais que c’est indispensable. Je pourrais citer des exemples personnels aussi (notamment en rapport avec la gestion du site de zCorrection dont tu parles). Après il faut aussi réussir à trouver une juste mesure (juste mesure que je cherche par ailleurs toujours).

  27. Bien, le billet.
    Pour ma part, je connais ce « savoir dire non » professionnellement, seul, et dans une moindre mesure, collectivement, pendant mes loisirs. En équipe, pour le travail, cela n’est pas toujours simple, mais impose un peu de recul pour être juste. Savoir dire non, oui, mais surtout être équitable. C’est comme ça que l’on peut être réellement crédible. Faire corps intelligemment avec l’idée, savoir utiliser ses propres mots, et surtout, donner l’exemple.

    Pour la zCorrection, dont je partage l’administration avec deux autres personnes, il paraît clair que l’expérience acquise dans l’exercice de mon métier sert aussi. La difficulté sur Internet, c’est qu’on ne perçoit les gens que l’on « encadre » qu’au travers d’un écran, et de nos écrits respectifs. Là, peut s’insinuer une masse de quiproquos, qui invite à choisir les bons mots, le bon ton, quitte à parfois travailler sur soi (il faut en faire l’effort) et à rattraper ce qui n’a pas été compris. Le « non » est justifié bien souvent par une liste d’éléments objectifs, mais souvent subjectifs également. Être attentif à l’autre, sans oublier le but, voilà l’alchimie qu’à mon sens il faut savoir réussir.

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