Inhibition à parler une autre langue : lisez à voix haute et faites des progrès en prononciation !

Chez OpenClassrooms, nous aimons apprendre des choses à nos utilisateurs – suffisamment pour leur donner l’élan nécessaire pour décrocher le job de leur rêve.

Mais nous avons un secret. Un secret qui fait que nous travaillons tous ici.

Vous voulez l’entendre ?

Le voici : nous aussi, nous aimons apprendre des choses. Et en ce moment, nous apprenons à parler d’autres langues !

Passer d’un catalogue 100% français à un catalogue international

Il y a quelques temps, nous étions une entreprise entièrement française. Nous mangions du saucisson des chouquettes au petit-déjeuner et nous nous exclamions “coquefredouille !” en réajustant notre béret d’un air renfrogné à la première occasion.

OK – non, ça n’a jamais été tout à fait comme ça chez OC. Chez nous, ça ressemble plutôt à ça :

oc_office

Mais ce qui est vrai, c’est qu’il y a moins de deux ans, tous nos cours étaient en français. Et ça, il fallait que ça change, parce que notre ambition est de proposer des parcours avec un titre reconnu par l’État dans tous les pays de la GALAXIE. (… Et dans un premier temps, dans les pays anglophones et hispanophones.)

Voici un schéma sur lequel vous pouvez constater combien de cours nous avons publiés sur OC depuis 2013 dans d’autres langues que le français. (schémas + chiffres = ? alors que blabla + chiffres = ?.)

Nombre de cours dans d'autres langues que le français publiés dans l'année : 1 cours en anglais en 2014, 5 cours en anglais et 4 en espagnol en 2015, 9 cours en anglais et 3 en espagnol en 2016

Pour publier tous ces cours, il nous fallait des gens pour les créer. Et aussi des gens pour les vendre à des entreprises ou universités partenaires. Ces gens devaient parler anglais ou espagnol. En fait, ça devait être leur langue maternelle.

Pour qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions, nous avons appliqué la politique English First chez OC : tous les documents doivent d’abord être rédigés en anglais, nous communiquons les annonces officielles en anglais, etc.

Mettre en place l’English First dans une entreprise française

Oui, mais voilà… internationaliser une société française, ce n’est pas si simple.

Vous connaissez sans doute les clichés sur les Français et leur (manque de) talent en langues :

Learn French. It is much easier than to understand French speaking English.
« Apprenez le français. C’est beaucoup plus facile que d’essayer de comprendre des Français qui parlent anglais. »

Ces clichés ne sont pas tout à fait sans fondements. En 2015, l’EF English Proficiency Index annuel (un classement des compétences en anglais par pays publié par l’EF Learning Labs) classait la France au niveau le plus bas dans l’Union européenne – et en dessous du niveau moyen des adultes dans le monde entier.

Dans l’équipe, nous avons des profils très variés. Il y a des gens qui parlent français, anglais, portugais, espagnol, allemand, italien, russe, letton… (Soyons honnêtes, c’est Natalie, notre directrice des partenariats, qui remporte haut la main le concours du nombre de langues parlées.)

Cette diversité linguistique dans l’équipe a donné lieu à plusieurs problématiques :

  • aider les Français dans l’équipe à mieux parler anglais
  • aider les auteurs dont la langue maternelle est l’anglais à mieux parler français

Il était évident que nous avions tous beaucoup à apprendre les uns des autres, tant au niveau culturel qu’au niveau linguistique.

Mais concrètement, comment faire ?

One does not simply speak English to French people
« On ne parle pas si facilement anglais à des Français »

S’entraîner à la prononciation en lisant à voix haute

Ce sont Emily et Pierre qui ont eu l’idée – et ont été les pionniers – des sessions prononciations.

Voici comment elles se déroulent : deux personnes, une dont la langue natale est le français et l’autre dont la langue natale est l’anglais s’enferment dans une salle pendant une demi-heure…

… et s’entraînent à parler dans l’autre langue.

 

On sélectionne un document en anglais et l’autre en français. Cela peut être un livre, des articles de journaux, des pages Wikipedia, des gros tableurs (ça, c’est pour s’entraîner à prononcer les chiffres). Il n’y a pas de contrainte !

Voici quelques-uns des livres que nous avons utilisés :

The Design of Everyday Things, Don Norman Le Mouton Marcel, Jean-Luc Coudray Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry Cosmos, Carl Sagan

La personne française lit quelques paragraphes du document en français. La personne dont ce n’est pas la langue maternelle lit à son tour, en essayant d’imiter au mieux la prononciation. Puis on débriefe le paragraphe, en reprenant chaque mot dont la prononciation ou l’intonation “ne sonnait pas” français.

Quand les 15 premières minutes sont écoulées, on fait la même chose pour l’anglais.

Nous avons appris :

  • que répéter des chiffres pendant 15 minutes peut être traumatisant ;
  • dans quelles situations il faut prononcer le “s” dans “tous” ;
  • comment prononcer le “r” à la française ;
  • comment prononcer le “th” (presque) à l’américaine ;
  • que, parfois, à parler anglais dans les escaliers du bureau, on se dit qu’on aimerait bien être des astronautes ;
  • qu’on a beau aimer apprendre des choses aux gens, on aime aussi apprendre, et pratiquer – même s’il s’agit de notre manière de parler.

 

Si vous voulez faire la même chose dans votre société, c’est simple ! Commencez avec quelqu’un avec qui vous êtes en confiance. Choisissez un texte qui n’est pas trop complexe, avec du vocabulaire utilisé dans la vie de tous les jours.

Et… commencez à parler !

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