Claire, du droit et de l’art à la gestion de paie avec Prép’Apprentissage

À 29 ans, Claire Tourreau se reconvertit dans la gestion de paie suite au programme Prép’Apprentissage. Après de longues études de droit et dans l’art, elle vient de décrocher son alternance dans un cabinet d’expertise comptable. Volte-face total ? Pas vraiment, car la paie n’est pas étrangère au droit… 

On fait le point sur son parcours atypique et son expérience au sein de Prép’Apprentissage, le parcours de 4 mois pour trouver sa voie et apprendre un métier en alternance. 

* *

Bonjour Claire, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Je m’appelle Claire et j’habite à Bordeaux. J’ai 29 ans. J’ai commencé en janvier une alternance de 2 ans en gestion de paie. J’ai choisi ce métier grâce à Prép’Apprentissage, un programme très bien fichu qui permet à la fois de découvrir et choisir un métier et de mettre le pied à l’étrier et de l’apprendre en alternance.

Aujourd’hui, je suis en entreprise et cela se passe très bien !

Et avant Prép’Apprentissage, que faisais-tu ? Qu’est-ce qui t’a amenée à ce programme ?

Je sortais d’un an de chômage et avant, de 9 ans d’études.

J’avais fait 4 ans de droit, 3 ans d’histoire de l’art et deux ans de spécialisation en archéométrie (une branche scientifique de l’histoire de l’art dans laquelle on analyse les œuvres). J’avais essayé de devenir commissaire-priseur, mais le concours est très sélectif. Ma deuxième option était de passer le concours pour être conservatrice au sein d’un musée… Mais le marché de l’art est pourri jusqu’à l’os, il y a très peu de travail et ses experts sont souvent précaires. Ça en décourage plus d’un.

Donc, j’ai entamé une réflexion avec ma conseillère Pôle emploi. Elle était très à l’écoute et m’a aidée à me projeter dans un autre secteur.

Nous avons conclu que je devais me diriger vers les Ressources Humaines. Elle m’avait précisé que les RH avaient généralement un défaut de compétences en paie.

Juste à ce moment-là, Pôle emploi m’a envoyé un e-mail pour présenter le parcours Prép’Apprentissage. J’ai vu que je pouvais me former à la paie et j’ai postulé. 

Qu’est-ce qui t’a plu dans la paie ?

En me renseignant, j’ai vu qu’elle touchait beaucoup au droit social, un domaine qui m’intéressait particulièrement. Que dans ce métier, les évolutions des décrets et lois garantissaient un renouveau permanent. Que d’une structure à l’autre (en cabinet, en PME, en grand groupe…), et selon les conventions collectives, ce métier était vraiment diversifié. Et ça, cela correspondait vraiment à mes envies d’évolutions professionnelles. 

L’autre point décisif a été que la paie allait m’apporter de la stabilité. Dans la culture, si on a de la chance, on enchaîne les CDD en étant mal payé. On est content si on trouve du travail et on doit sans cesse être un mouton à 5 pattes, qui fait de la communication, de la médiation culturelle, du graphisme, de l’événementiel…

Dans la paie, il y a moins de profils qualifiés que de postulants. On peut donc choisir son entreprise, son lieu de travail, évoluer…

Si demain je veux déménager de Bordeaux en Savoie, il y a de fortes chances que je retrouve un poste équivalent.

Tu n’as pas un profil de matheuse. Ça a été un frein pour toi ?

Au début, un peu. Je m’inquiétais.

Mais rapidement, lors des entretiens métiers, j’ai eu des retours de gestionnaires de paie qui disaient qu’il n’y avait pas besoin de faire maths sup pour exercer leur métier. Je pense que c’est un cliché.

C’est sûr, il faut avoir une logique de paie. On te demande de maîtriser Excel. Même si les logiciels de paie font le travail, il faut connaître les règles pour retrouver les résultats. Donc, c’est mieux d’avoir une appétence pour les chiffres, franchement, ce n’est rien d’insurmontable finalement !

Et alors, Prép’Apprentissage, ça t’a aidée ? 

Carrément ! Le programme Prép’Apprentissage m’a vraiment confortée dans mon projet de me lancer dans la paie et a accéléré ma recherche d’alternance. 

Ce qui était super, c’est sa structure.

Tout est en ligne, donc malgré la période sanitaire compliquée, je pouvais avancer.

Le premier mois est consacré à l’exploration des métiers, et au choix. J’ai fait plein d’enquêtes métier qui ont confirmé mon intérêt. Dans un deuxième temps, j’en ai appris plus sur les compétences que j’allais devoir développer. C’est hyper progressif : on voit en détail ce qu’est un gestionnaire de paie, ce qu’on va devoir apprendre… Et ensuite, on se lance dans la recherche d’alternance. 

Le grand plus du programme, c’était le mentor qui m’encadrait, me suivait, répondait  à mes questions. Ce professionnel m’aidait vraiment. C’est un point super positif. 

J’ai été encadrée par des mentors exceptionnels, tant sur les compétences métiers que sur la recherche d’alternance. Et ma mentor métier me suit encore aujourd’hui !

Comment s’est passée ta recherche d’emploi ?

J’avoue que j’avais peur que mon âge (28 ans) joue en ma défaveur. Les alternants qui ont 20 ans coûtent beaucoup moins cher ! En plus, peu d’offres d’alternance étaient disponibles dans ma spécialité : ça avait l’air mal barré.

En fait, j’ai mis seulement 2 semaines à avoir deux offres d’alternance. J’avais même réussi à convaincre un cabinet comptable de me donner ma chance en alternance alors qu’ils avaient posté une offre de CDI. 

J’ai suivi les conseils de ma coach en insertion professionnelle. Elle m’a proposé d’utiliser LinkedIn pour accéder aux offres et repérer les employeurs potentiels. J’ai fait plusieurs candidatures spontanées et répondu à des offres de manière personnalisée et ça a payé.

Tu as aussi pu valoriser ta première vie professionnelle ? 

Bien sûr ! On a toujours des compétences transposables : ce serait dommage de ne pas les mentionner.

J’ai mis en avant ma connaissance de la logique juridique (même si en droit, tout change vite et que je devais réactualiser mes savoirs), et mes stages et jobs étudiants.

Par exemple, avoir été hôtesse de caisse dans la grande distribution n’a l’air de rien comme ça. Mais on entraîne tout de même son contact client, qui est essentiel en cabinet comptable.

Tu as eu deux offres : laquelle as-tu choisi ? 

Au départ, je voulais un poste au sein d’une PME familiale. Cet environnement m’attirait plus que les grosses structures. Et après réflexion, j’ai choisi un cabinet comptable car c’était plus formateur.

On a la chance d’avoir des dossiers multi-conventionnels, qui dépendent de différentes conventions collectives. La gestion d’une indemnité de licenciement ne sera pas la même d’une convention à une autre. Cela permet de devenir plus compétent, d’être un caméléon… Et aussi d’explorer plusieurs missions pour savoir ce qu’on préfère. 

Le choix n’a pas été évident car les cabinets d’expertise comptable n’ont pas bonne réputation. Mais, finalement, je suis ravie ! J’ai commencé début janvier chez Cerfrance Gironde à Bordeaux, il y a 4 mois. Ça se passe très très bien. J’ai une certaine autonomie tout en étant tout de même encadrée. Ma mentor qui me suit à la perfection. Au-delà d’être présente sur le côté formation, elle prend aussi de mes nouvelles professionnellement.

Je suis dans d’excellentes conditions pour apprendre !

Si tu devais donner un conseil à celles et ceux qui se posent des questions ?

Il faut foncer car tout est possible. 

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas encore les bonnes compétences qu’on ne sera pas embauché. Et ce, à tout âge. On a dans la promo une personne de plus de 40 ans. Dans le cabinet où je travaille, on a aussi une personne de plus avec ce profil qui n’a que deux ans d’expérience dans la paie. 

Même si parfois c’est difficile, tant qu’on se donne les moyens et qu’on fait au mieux, on y arrive.

Je crois que c’est une question d’attitude. Cette expérience m’a appris que le positif attire le positif et m’a confirmé que quand on veut, on peut. 

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[Podcast] Prép’Apprentissage : choisir un métier et trouver une alternance sans galérer

« J’ai trouvé ma voie grâce à Prép’Apprentissage », Mathieu

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