Entre communication, culture et développement Front-End, le parcours de Flore

Certains postes requièrent énormément de débrouillardise. Flore Malonda, chargée de communication dans la culture, a dû devenir un vrai couteau suisse pour aller plus loin dans son job. De la comm au graphisme, du graphisme à l’intégration de maquettes, la jeune femme va toujours plus loin, « vers l’infini et au-delà »… Flore a d’ailleurs décidé en 2021 d’aller un cran plus loin en devenant aussi développeuse Front-end. Portrait. 

Tu ne viens pas du tout de l’informatique. Au contraire, tu as étudié le design et les sciences humaines à la Fac, c’est bien cela ?

Oui, tout à fait ! J’ai commencé par une licence d’arts plastiques spécialisée en « Design graphique ». J’ai continué en master en gestion des arts et de la culture, que j’ai terminé en 2019. Mais même pendant ma formation, j’avais commencé à toucher à des maquettes. Nous avions des TD pour lesquels il fallait réaliser certains sites, pour imaginer le rendu du produit développé. Donc finalement, mon intérêt pour l’intégration web remonte à assez loin.

Et donc, tout naturellement, tu as utilisé ces compétences en poste ? 

Je suis passionnée par la musique classique et spécialisée dans cette branche de la culture. Or, on l’a vu pendant la crise, ce sont des milieux où on peut vite avoir des coupes dans les budgets… Il faut donc savoir faire beaucoup avec peu. 

Dans la culture, j’ai eu plusieurs rôles. J’étais chargée de communication, un poste relativement touche-à-tout dans ce milieu. Je m’occupais de la communication sur les réseaux sociaux, du site Internet… Pour mener à bien mes missions, j’ai commencé à faire de simples wireframes, des croquis rapides sur des bouts de papier que je transposais sur Indesign. Ce n’était pas idéal, mais je n’avais pas accès aux logiciels de mise en page Web ou de design comme Sketch, Figma, Adobe XD. Nous n’avions pas la possibilité de développer dans le dur, donc je gérais des CMS. Ça m’a donné envie d’apprendre à développer. Donc, j’ai commencé à apprendre à coder en Front-End dans mon coin.

D’où ton envie de passer à la vitesse supérieure avec un parcours en alternance ?

Oui ! J’ai choisi la formation en ligne Développeuse d’applications Front-end. Je la fais en 2 ans en alternance. C’est vrai qu’apprendre en ligne en autodidacte est possible, mais que c’est plus confortable et efficace de le faire dans une formation cadrée, en étant accompagnée… 

J’ai choisi le Front-End car le côté design d’interfaces m’intéresse beaucoup.

J’ai besoin de savoir maquetter mes interfaces pour les développer ensuite. Comme je touche déjà au graphisme, le développement est très complémentaire ! Par contre, pour l’instant, le côté Backend ne m’intéresse pas trop. Il ne répond pas vraiment à mon besoin pour le secteur culturel. 

Donc, tu envisages de retourner dans le milieu de la culture après ton alternance ? 

C’est possible ! Tout dépend de comment cela se passera avec mon employeur actuel, de ce que je vais apprendre, des projets sur lesquels je travaillerai… 

Mon constat de départ était que je voulais enrichir mes compétences pour apporter un bagage en développement au milieu culturel.

Peu de responsables communication sont capables de donner vie à un site, alors que c’est tellement utile à tant d’institutions culturelles ! 

La culture a un besoin criant de se réinventer, et je pense que cela passera notamment par la digitalisation. Il faut que des salariés proposent d’installer des outils plus puissants que ceux qu’on a actuellement dans de nombreux musées, opéras, dans des associations artistiques. Pendant la crise du coronavirus, la culture s’est retrouvée en rade car elle ne pouvait pas passer en ligne facilement. Je trouve ça tellement triste ! La société a besoin d’art et de beauté. La culture est un milieu crucial qu’il faut protéger et mettre en valeur. 

Une fois que je serai développeuse front, je ne serai plus jamais dépendante d’un CMS pour lequel mon organisation culturelle n’aura pas le budget !

Cela étant dit, aujourd’hui, je travaille au sein d’une entreprise du CAC 40, et qui sait où cette expérience me mènera.

Justement, comment s’est passée la recherche d’alternance ? Tu as rapidement signé ton contrat ? 

J’ai bénéficié du dispositif de l’État qui permettait de commencer sa formation en même temps qu’on recherche un employeur.

Je me suis donc inscrite sur mon parcours diplômant d’OpenClassrooms en novembre et j’ai trouvé mon employeur actuel en janvier.

J’ai commencé les 5 premiers projets pendant ma recherche d’emploi, ce qui me donne une belle avance pour ma formation. En parallèle, j’ai bénéficié du coaching pour trouver un employeur. Ce coaching était gratuit et m’a aidée à bien postuler. J’ai fait les six séances d’accompagnement avec ma coach Maïwenn et quelques workshops pour échanger des conseils avec d’autres étudiants, tous les 2 mois. C’était motivant ! Je me suis aussi entraînée sur CodinGame pour passer les tests techniques en entretien. Ça m’a aidée à intégrer la syntaxe JavaScript, les notions d’algorithmie notamment.

Tu as commencé à travailler chez Free en février. Tu nous racontes ?

Cela fait trois semaines que j’ai commencé. Je suis dans la partie distribution : nous créons des outils pour les boutiques de Free. Nous sommes 4. Je m’occupe de la partie Web Design. Je pense que mes connaissances préalables en design et graphisme m’ont valu la place. C’est certain, car pour l’instant je travaille sur des technos que je ne connais pas encore ! Il faut que j’apprenne rapidement React, Redux et les Hook (une manière de coder en React).

Mon employeur a en revanche apprécié que je sache déjà réaliser des wireframes, que j’ai des connaissances en ergonomie, en affichage sur différents écrans…

Cela se passe très bien car mon tuteur joue le jeu et m’aide à monter en compétences. J’alterne entre la tête dans le code et mes projets OpenClassrooms. J’apprends toute seule pendant un moment, puis on fait un point avec mon chef pour que je m’améliore en continu. 

La formation en alternance est concrète car je mets tout de suite en pratique ce que j’apprends en réalisant les TD et en suivant les cours. Et justement, j’ai demandé à mon mentor de passer directement au 11ème projet qui est sur du React. Normalement, le parcours de formation est linéaire, mais j’ai besoin de monter en compétences sur ce langage assez vite pour mon boulot chez Free. C’est chouette cette flexibilité : ça va me permettre d’être bientôt au niveau pour occuper mes fonctions chez Free. Et pour le reste, affaire à suivre… 

1 commentaire
  1. Merci pour le partage de votre parcours. Actuellement je fais trois ans de fac en communication d’entreprise et en même temps j’étudie en ligne sur le back-end. Votre témoignage a renforcé ma motivation. Merci !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles sur ce sujet