Je n’ai pas toutes les compétences pour le job : dois-je postuler ?

Cette offre de poste vous intéresse mais… Vous n’avez pas exactement les compétences pour le job.

Je postule… Je postule pas… Je postule…

Mieux vaut postuler ! Dans la plupart des cas, les recruteurs recherchent un mouton à 17 pattes, et finissent par être ouverts à des profils légèrement décalés par rapport à l’offre initiale. Ne pas avoir toutes les compétences pour le poste ne veut pas dire qu’on ne sera pas rappelé.

Car, avec un peu de méthodologie et de créativité, il est possible de renforcer sa candidature et de bien préparer son entretien. Car si la technique s’acquiert, la motivation, l’esprit d’initiative ou encore l’adaptabilité sont autant de  qualités recherchées à mettre en avant. 

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Dans l’absolu, on peut toujours postuler dans la mesure où : 

  • le poste correspond à sa famille de métier (communication, IT, finance, …)
  • il correspond à sa réorientation professionnelle en cours 
  • on connaît très bien le secteur d’activité.

Petite remise en contexte : en 2019, le recrutement des cadres qualifiés est à la hausse pour la 5ème année consécutive avec une augmentation prévue de 2 à 10% selon l’Apec, portée par les secteurs des services et de l’industrie.

On observe également une évolution rapide des nouvelles compétences recherchées par les entreprises, notamment dans les métiers du marketing et du digital. D’après le World Economic Forum, il existera jusqu’à 27% de nouveaux métiers en plus en 2022. D’où la nécessité de continuer à se former et de rester alerte face aux changements et différentes tendances du marché. 

Pas de secret, la préparation, c’est la clé ! 

D’après Evelyne Ivorra, psychologue du travail et consultante en ressources humaines, une candidature de qualité prend au moins une journée de préparation

Cela suppose d’abord de se renseigner sur l’annonceur.

Qui est l’entreprise et quel est le contexte dans lequel elle évolue ? Quelles sont ses valeurs et dans quelle mesure pense-t-on être en adéquation avec la mission qu’elle défend ?

Si cette première étape semble correspondre à vos motivations, il est alors temps de passer à l’annonce en elle-même et d’analyser ce que le recruteur recherche en fonction des éléments donnés.

Certaines fiches de postes sont plus ou moins détaillées, ce qui donnera des recruteurs plus ou moins souples dans l’évaluation des candidatures. S’il y a toujours un écart entre la description de l’offre et la réalité, il est tout de même nécessaire d’identifier ses points forts et ses points faibles avec lucidité. Les lacunes peuvent essentiellement reposer sur : une formation de base, la connaissance du secteur d’activité, ou encore le niveau d’expérience / de compétences attendues.

C’est là qu’il s’agit de travailler sa candidature afin d’adapter son cv et sa lettre de motivation en fonction de l’offre et en mettant en avant les expériences et compétences les plus pertinentes. 

Pour aller plus loin : 

https://blog.openclassrooms.com/blog/2019/04/19/analyser-les-elements-cle-dune-fiche-de-poste/

https://blog.openclassrooms.com/blog/2019/01/29/largumentaire-imparable-pour-obtenir-votre-job/

 

Anticiper et compenser ses lacunes 

Il est important de garder en tête qu’il est très rare qu’un profil corresponde à 100% aux attentes du recruteur.

D’ailleurs, un candidat trop à l’aise pour un poste risque de vite se lasser et d’avoir des opportunités d’évolution limitée, voire même de se retrouver à être surdimensionné, ce qui peut être source de frustration. 

Cela dit, il faut tout de même préparer ses réponses sur les compétences qu’il reste à développer pour ne pas être pris au dépourvu et réagir à l’objection. Il s’agit ici de jouer la carte de l’humilité, mais de rester assertif en apportant des concessions.

Il existe des phrases magiques du type « j’apprends vite, je travaille très bien en équipe, j’aime les défis » qui permettent de démontrer sa motivation et son envie d’apprendre et de monter en compétence.

C’est aussi l’occasion d’introduire subtilement des atouts qui viendraient équilibrer vos lacunes. Si par exemple vous n’avez pas d’expérience à un type de poste précis mais que vous connaissez très bien le secteur d’activité, c’est le moment de montrer que vous maîtrisez le vocabulaire, l’univers, ou encore d’autres aspects de la chaîne de valeur qui pourraient enrichir son approche. 

L’important  est de miser sur toutes les compétences qui peuvent nous différencier, même si elles ne sont pas directement liées à l’exercice de votre métier : maîtriser des langues étrangères peut être un atout dans un service commercial et être passionné de photographie un grand plus dans le domaine de la publicité par exemple. 

Tout miser sur les « soft skills » et storytelling 

Selon une étude menée par le cabinet de recrutement Michael Page au printemps 2019, l’écoute, l’autonomie, et les facultés à travailler en équipe sont les compétences interpersonnelles qui caractérisent le plus les cadres en entreprise. Dans certains métiers qui évoluent très vite, ces compétences interpersonnelles, ou “soft skills”, sont même placées au cœur du processus de recrutement. En effet, les entreprises les plus innovantes misent de plus en plus sur l’humain pour constituer une culture forte et porter leur vision et leurs valeurs. 

Qu’on soit à un tournant de sa carrière ou qu’on cherche simplement à changer de poste, il existe un grand nombre d’outils pour mieux se connaître et s’évaluer, au-delà de ses compétences techniques et académiques : coaching, bilan de compétences, etc… Avoir une meilleure appréhension de ses compétences interpersonnelles, à travers une approche plus neutre et scientifique, permet à la fois de prendre du recul, et de mieux savoir se vendre en entretien. 

À partir de là, il s’agit de construire son discours sur un storytelling fort, qui permet de raconter son parcours et comment chaque expérience nous a permis d’évoluer et d’avancer avec cohérence, tout en enrichissant sa personnalité. Attention à ne pas vouloir trop en dire d’un coup !

Il faut savoir partir d’un résumé très simple – ou elevator pitch – qui puisse répondre à trois question : 

  • Qui suis-je ? (profil et formation) 
  • Que sais-je ? (compétences et expériences)
  • Où vais-je ?  (ambitions)

Le reste, il faut savoir habilement le distiller au cours de l’entretien en fonction des questions du recruteur, en montrant qu’on est préparé, mais sans pour autant réciter avec rigidité. Souvenez-vous surtout que l’entretien est d’abord un échange, et que même si vous ne vous sentez pas en terrain conquis, il y a forcément des choses, aussi spécifiques soient-elles, que le recruteur ne maîtrise pas. L’une des meilleures manière de marquer son esprit et de se différencier reste certainement de lui apprendre une information, ou le résultat d’une observation issue de votre propre expérience. Soyez précis, honnête, et enthousiaste, et vous aurez le sentiment d’avoir tout donné ! 

Pour aller plus loin :

https://blog.openclassrooms.com/blog/2019/04/15/soft-skills-ou-qualites-interpersonnelles-faites-en-un-atout-en-entretien

https://blog.openclassrooms.com/blog/2019/04/03/debut-dentretien-comment-se-pitcher-efficacement/

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